Les prochaines randos…

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21 Juin 2015 : Fête de la transhumance à Saint Étienne de Tinée

C’est dans un parfait timing que nous arrivons à Saint-Étienne de Tinée ce dimanche.

Juste le temps de trouver une place pour les voitures et nous voilà parmi la foule venue nombreuse ce matin bénir le troupeau et assister aux nombreuses animations organisées pour cette fête de la transhumance. Je n’ai personnellement jamais vu autant de monde dans ce petit village de 1200 âmes.

Le troupeau choisi pour l’occasion est de 1200 brebis mères. On y retrouve les 3 races de brebis différentes : la mourerous, la merinos et la chèvre du rove. Mr Estrosi et quelques officiels conduisent fièrement le cheptel et tête de cortège.

Il faut s’imaginer les transhumances d’autrefois, des troupeaux de plus d’un millions de bêtes chacun, mettant plusieurs semaines pour atteindre les alpes de haute Provence ou les Alpes Maritimes depuis la Camargue ou même plus rarement l’Hérault. Sur leur chemin un véritable commerce saisonnier d’importance se mettait en place au point d’étape important (route de la laine) rappelant les caravansérails du moyen orient (route de la soie).

Au-delà du fait d’honorer les derniers transhumants et de faire connaître cette pratique aux plus jeunes, c’est surtout l’occasion de rappeler aux uns et aux autres la façon dont vivaient les villageois au début du XXe siècle : métier à tisser, bûcheronnage, tonte des moutons et autres dégustations de cuisine niçoise.

Nous nous extrayons de toute cette agitation pour s’évader enfin quelques heures sur les hauteurs, dans les bois de la Pinatelle. Une petite randonnée certes mais une montée sans répit et assez raide dans les sous-bois de sapins et de quelques épicéas. Le point choisis pour le pique-nique est une rare clairière qui nous offre un panorama bien sympathique sur le village, le glissement de terrain de la Clapière et les deux gardiens des lieux le Mont Ténibre et le Corborant.

A la redescente, nous quittons le sentier 5 minutes pour aller visiter une ferme de remue abandonnée puis de nouveau une immersion dans le village où la foule s’est fait plus rare. Certains me suivent pour une visite rapide de l’église paroissiale et de la chapelle des pénitents blancs. D’autres font un tour sur le marché des produits régionaux.

Il est bientôt temps de rentrer, tous auront apprécié cette randonnée culturelle et patrimoniale par cette superbe journée du premier jour de l’été.

 

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07 Juin 2015 : Les Hameaux de Barels

« Le Haut Var c’est très beau mais c’est un peu loin », voila ce que j’annonce à mes participants randonneurs de ce jour au RDV de Castagniers.
Certains d’entre eux m’avait même appelé dans le semaine pour savoir pourquoi diable avait-on planifié une randonnée dans le département du Var? C’est dans ce contexte que la plupart des adhérents découvrent la haute vallée du Var (qui d’ailleurs ne coule jamais dans le département éponyme).
Les paysages de crêtes allant du Mont Saint-Honorat au Col des Champs en passant par le Grand Coyer et les Aiguilles de Pelens s’offrent à nous alors que nous sommes encore en train de monter en voiture au hameau des Bouchanières. Précédemment nous étions passés par les gorges du Daluis qui sont déjà une curiosité géologique en soi.
On peut rejoindre le hameau abandonné des Barels en longant le flan de la montagne « Tête du Meric » puis en traversant l’affluent du Var nommé Barlatte . Très vite le sol sous nos pied et alentours semble lunaire, gris noir et sans végétation. Ce sont les fameuses marnes noires, mélange de calcaire et d’argile, très sensible à l’érosion pluvieuse. Chaque vallon est une roubine boueuse à passer sur une petite rive. Nous rencontrerons même un ouvrage de correction torrentielle construit au tout début du siècle dernier afin de protéger de l’érosion ces zones rendu désertiques par le sur-paturage et l’exploitation forestières anarchique. D’ailleurs en regardant la rivière en bas, on se souvient que tous les cours d’eau de la zone présentent un large lit fait de galets qui témoigne de leur caractère particulièrement torrentiel.
Perché sur un étroit plateau exposé au midi, accroché en balcon au-dessus des falaises des Barres du Cougnet de l’Aigle, Barels étale de 1500 à 1600m un triangle de trois hameaux : les Laves, le Serre et la Palud. Pointé au Nord, la Palud oriente l’ensemble sur la pyramide majestueuse de la cime de Pal. Chaque hameau regroupe une demi-douzaine de vieilles bâtisses abandonnées, le Serre possède une petite église romane à double clocher, dédié à St Roch, patron du village et saint anti-pesteux réputé. Témoignage encore vivant du passé besogneux de nos anciens, le hameau du Serre, est comme son nom l’indique stationné sur un éperon rocheux proposant un panorama exceptionnel.
Après un pique nique ou j’ai observé le ciel un peu inquiet, nous repartons sous une faible pluie qui se transformera en orage de grêle. Retour plutôt pénible donc mais les éclairs étaient rares et le cœur de l’orage nous est passé derrière.
C’est tout mouillés mais heureux de cette belle randonnée qui nous aura fait passer par tous les temps que nous retrouvons les voitures.

31 Mai 2015 : Le Bois de Cuore

Ce fut une agréable randonnée de printemps en moyenne montagne.
Sous un temps changeant mais jamais menaçant.
La monté par le GR 52 nous a éloigné très rapidement de la vue sur Sospel pour nous offrir les paysages de forêt du bois de Cuore.
Fôret d’ubac avec ses charmes (ostrya)  en nombre remarquable.
En passant une crête au sud, nous tombons sur une station de lys pompone qui ravit tout le groupe.
Plus bas des granges abandonnées témoignent de l’activité agricole en terrasses de nos anciens.
Il y a même une propriété rénové habitées par une famille. La dame nous saluera même au moment du pique nique en allant dans son potager situé de l’autre côté du sentier balisé.
Pour la descente, retour du soleil dans désiré le matin. Mais en fin de compte si un dense sous bois ne nous avait pas abrité 90% de la randonnée, on aurait bien trop chauffé…
Pause bière. non l’addition n’était pas fausse. 18,70 euros pour 9 consommations, la côté est loin, très loin…
Petit tour au pont péage, à la place saint Nicolas et à la cathédrale saint Michel (la plus grande cathédrale baroque du 06) pour une plongée rapide dans l’histoire du village.

C’est par le train que nous repartirons de Sospel ce qui rajoute une dimension « durable » à cette randonnée.

25 Mai 2015 : La barre du plan du Daluis

Le groupe compétition d’Altiplus a frappé fort avec cette belle rando qui s’est déroulée en 2 temps: d’abord en balcon facile au dessus du Daluis avec beau temps frais, pas trop chaud; puis dans un deuxième temps: montées raides, brouillard, froid et pluie.

Heureusement le décor valait le détour avec des parterres de fleurs, des orchidées à profusion, des anémones, des mélèzes centenaires.

De toutes façons la motivation et l’enthousiasme du groupe étaient sans faille et il en fallait bien plus pour freiner notre élan.

Des forêts et des pelouses alpines, du caillou et de la mousse, du soleil et de la pluie, du froid et du chaud… tout le contraste de nos Alpes-Maritimes en une seule journée!

Bravo à tous les participants!

Pierre.