14 Septembre: Haute Tinée – Lacs Morgons

Pour arriver à notre point de départ, nous roulons jusqu’à St Etienne de Tinée puis nous continuons sur la route du Col de la Bonette (route la plus haute de France) et nous arrivons au parking du camp des Fourches. Nous sommes 14 randonneurs avec Pierre notre super guide et notre belle rando va commencer.
Mais tout d’abord un peu d’histoire. Il y a quelques maisons en ruines qui témoignent d’un passé militaire, et Pierre nous raconte que ce camp était utilisé comme emplacement de bivouac dès les années 1890. Ce camp composé de chalets servaient de logements pour les soldats et était en autarcie. Un téléphérique fut construit et reliait le hameau du Pra pour permettre d’assurer le ravitaillement.
Nous partons direction le col des Fourches où nous voyons des blockhaus autour de nous. Et du col (2261 m), nous surplombons le vallon Salso Moreno et là en dessous de nos pieds, s’étend une vaste vallée de roubines noires, mêlées de pâturages verts et avec le ciel bleu et un soleil éclatant, waouh on est devant un paysage de carte postale.

Chose rare dans une rando, nous commençons par une belle descente puis nous arrivons sur un long replat verdoyant qui est le terrain de jeu des marmottes. Et là les choses sérieuses commencent avec une montée assez raide mais au sommet, un des lacs Morgon s’étend sous nos pieds avec des rives herbeuses, des montagnes de roubines noires, le soleil… on ne pouvait pas rêver plus bel endroit pour une pause déjeuner ! Après un bon petit moment de partages de douceurs salées et sucrées,
nous repartons le ventre bien plein à la découverte des autres lacs.

Et nous cheminons tout en montant pour arriver à un autre lac, puis encore un autre qui est le Médian (2470m) et qui est sans doute le plus beau. Une eau d’un bleu profond dans laquelle se reflète le contraste des couleurs des roubines noires, de la verdure…magnifique, époustouflant, on pourrait rester des heures à contempler ce paysage !!!!

Pierre nous explique que les roubines noires sont provoquées par de l’eau qui coule des montagnes de schistes, qui doublent de volume et se transforment en coulées de boues noires, arrivant dans la vallée, creusant des sillons noirs. Et c’est justement de là que vient le nom de Salso Moreno qui veut dire la « sauce brune » en dérivé espagnol car des troupes espagnoles sont passées par la route de la Bonette.

Nous sommes entourés de prestigieux sommets comme le mont Aiga, le Rocher des Trois Evêques ou bien encore la Tête de l’Enchastraye. Nous redescendons dans ce beau vallon contrasté de mille couleurs pour arriver à notre descente de début de randonnée, qu’il a fallut remonter… aie nos mollets l’ont bien senti ! Retour triste au parking car notre belle escapade de carte postale est finie.

Merci Pierre pour ce dépaysement ressourçant !

(et encore merci à Chantal pour son récit et ses magnifiques photos ainsi qu’à tout le groupe pour la farandole de desserts et autres mets délicieux. Respect à Betty qui s’est baignée dans le lac)

13 septembre 2014 : Turini, Cime du Diable

L’accès au col de Turini (point de départ initialement prévu) étant fermé à cause d’un Rallye nous voilà contraints de rebrousser chemin : le point de départ de cette randonnée sportive a dû être modifié mais l’objectif Cime du Diable reste le point de mire…

Après quelques lacets supplémentaires en voiture nous voici donc garés à la vacherie de la Vallette et prêts pour l’ascension du Capelet Inférieur et Supérieur par le sentier des Crêtes de Terres Rouges. L’air du matin est vivifiant voire très frais (le flanc de la montagne étant à l’ombre) et les retrouvailles avec le soleil au sommet de cette première montagne sont bienvenues. Là, une belle vue panoramique s’offre à nous, Roquebillière d’abord et le littoral qui se devine au loin (l’Estérel et même les Îles de Lérins). En chemin des chardons roses géants jalonnent notre progression et notre ascension vers la crête du Capelet Inférieur et Supérieur. La crête atteinte, les pentes de chaque côté sont raides et le contraste du paysage est saisissant : à droite des montagnes verdoyantes et le bruit
des cloches des moutons en bas et à gauche un environnement rocailleux et gris (le Mont Gélas et le massif de l’Argentera surplomblent le vallon de la Gordolasque à nos pieds).
La Cime du diable reçoit la visite de deux d’entres nous qui ont prolongé l’effort, la brume qui l’enveloppe ajoutant du mystère à ce mont diabolique… Le retour aux voitures se fait par le même chemin et la descente s’amorce ainsi après la pause déjeuner. (On surprend même des chamois qui évoluent en contrebas).

Le paysage n’en demeure pas moins différent car la lumière changeante modifie sans cesse la perception de ces montagnes qui ont traversé le temps et qui ne livreront jamais totalement leur secret…

Une très belle journée parfaite pour l’émerveillement et le galbe des mollets !

Merci Pierre !

et merci à Vanessa pour son compte-rendu et un grand bravo aux sportifs pour cette difficile ascension de 1200m D+

 

07 septembre 2014 : les gravures de Fontanalbe

En ce beau dimanche, nous partîmes du parking de Casterino, 16 randonneurs avec notre guide Pierre. Nous commençons notre longue mais douce montée par un beau sentier, entouré de mélèzes bien verts et d’un beau ciel bleu illuminés par un soleil éclatant. Nous arrivons au refuge de Fontanalbe avec en plus de tout ce paysage vert, les touches de couleur mauves des épilobes en fleur. Pierre nous raconte que les roches qui nous entourent remontent au Permien, ce sont des grandes roches polies et plates creusées par les glaciers. Et puis nous arrivons au début de la vallée de Fontanalbe gardée par une guide pour nous rappeler les bonnes consignes à adopter, on range nos bâtons et… nous voici parachutés dans un musée à ciel ouvert, chargé d’histoire et de belles curiosités. Nous empruntons la Voie Sacrée bordée de belles roches polies, sur lesquelles nous voyons les vestiges du passé. Nous voyons des réticulés ou dessins géométriques représentant des carrés (qui pourraient ressembler à des champs) ou bien des corniformes, des figures représentant des taureaux. Sur une roche on peut voir un araire tiré par deux taureaux. Ces gravures qui datent depuis l’âge du Bronze, ont été faites par rotations-percussions au moyen d’une autre pierre (quartz).

Et puis nous arrivons aux lacs jumeaux, le point d’arrêt de notre pause déjeuner avec pour décor les montagnes en face de nous cachées dans les nuages. Le soleil se cache derrière les nuages mais qu’importe, le paysage, la bonne humeur du groupe et les connaissances de notre guide nous le font oublier. Nous entamons notre descente et là, nous arrivons au Lac Vert, qui porte bien son nom, car toute la forêt de mélèzes se reflète dans ses eaux limpides contrastant avec les montagnes de roches grises… un petit bijou de la nature ! Sur notre chemin, nous voyons bien la différence du temps laissée sur les roches : des pélites, bien lisses et vertes, et des conglomérats, des roches formées de débris de pierres (comme le quartz) emprisonnés dedans. Et puis nous retrouvons notre chemin de début de randonnée, ce qui nous indique que notre belle ballade touche à sa fin mais la nature n’a pas dit son dernier mot et c’est entourés de mélèzes géants touchant le ciel que nous redescendons à nos voitures. Sur une bonne idée de Pierre, nous allons tous boire un verre ensemble pour terminer cette belle journée.

Merci pour cette belle rando dépaysante !!!

Uun grand merci à Chantal pour ce récit et ces belles photos.

31 août 2014 : Mont Aïga

Le dernier jour du mois d’Août fut sportif en Haute-Tinée, avec plus de 1000 mètres au compteur. Quel beau parcours sur les crêtes du Pel Brun et à travers le Salso Moreno! Festival de couleurs (pélites rouges, marnes grises et blanches et des prés bien verts, le ciel grand bleu) et de jolies bêtes (marmottes et aigle royal, vautours).

Penser à garder des forces pour la remontée au Col des Fourches…