Les prochaines randos…

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16 mai 2016 : les hameaux de Mihubi

Une fois n’est pas coutume, une rando sportive était programmée ce lundi de Pentecôte « à moitié » férié. Pour marqué l’occasion, nous sommes allé user nos chaussures sur les pélites rouges de la vallée de la Roudoule, sur l’un des plus beaux itinéraires de la région. Des paysages exceptionnels et des formations géologiques improbables nous en en ont mis plein les yeux toute la journée! C’est une vaste palette de couleurs qui a illuminé nos pas : le rouge ocre des pélites évidemment, toute les nuances de verts des feuillages, le bleu azur du ciel par moment obscurci par de sombres nuages, le blanc des sommets enneigés, le gris des marnes… complétés par les jaunes, violets, rouges, … d’une multitude de fleurs! Magnifique tableau, n’est-ce pas? Mais un tableau qui se mérite: il a quand même fallu parcourir plus de 17km et 850m de dénivelé pour rejoindre la Croix-Sur-Roudoule avant de pouvoir profiter d’une bière bien méritée!

15 mai 2016 : la Cascade de Vescagne et le Plan des Noves

Ce dimanche nous sommes partis à la recherche de la Cascade de Vescagne, un lieu secret caché derrière le Col de Vence. Contrastant avec le paysage minéral du Col, nous nous descendons dans une forêt humide. Alors que nous atteignons le fond de la vallée, nous passons devant les restes d’une ancienne mine de lignite, exploitée jusqu’en 1953.

Quelques pas plus loin, nous jouons les équilibristes pour traversée la Cagnes sur un ancien rail de la mine reconverti en pont de fortune. Grâce à notre grande maîtrise technique et la poigne sécurisante de Denis et Thomas, personne n’a mis ne serait-ce que le bout d’une chaussure dans l’eau! A moins que ce soit la chance?

Cet obstacle franchi, nous nous enfonçons dans une véritable jungle : lianes, fougères, marécages, reptiles… Tout y est! Au bout du chemin, le spectacle de la superbe cascade s’offre à nous, enfoncée dans son cirque végétal, éclairée par les rayons du soleil se frayant un passage entre les branches. Il nous faut ensuite revenir sur nos pas pour enfin retrouver des sentiers plus civilisés.

Après un déjeuner sous la crainte d’une averse inopportune, crainte finalement infondée le soleil nous faisant l’immense plaisir de vite revenir, nous retraversons la Cagnes par un pont bien plus pratique que le rail du matin.

Une courte, mais intense, montée nous permet de prendre pied sur le Plan des Noves ou nous découvrons de multiples traces d’anciennes occupations humaines, les plus anciennes datant de l’Âge du Bronze. Nous observons en particulier un tumulus d’une vingtaine de mètres de diamètre ayant fait l’objet de fouilles archéologiques fructueuses.

30 avril 2016 : de la Roya à la Bévéra

Quoi de mieux que le train pour partir en balade? Les mauvaises langues répondront : un train à l’heure (si il n’est pas annulé…)! Sachez que ce samedi, le Train des Merveilles (quel bau nom, n’est-ce pas?) s’élança à 7h35 précise en direction de Breil/Roya. Grâce à l’intervention extérieure d’un véritable passionné d’architecture ferroviaire, notre voyage se passa de manière fort agréable et instructive.

Fraîchement débarqués, une rapide initiation à l’orientation nous mène à la découverte de Breil, son histoire et… son café où nous faisons déjà notre première pause, certains ressentant un besoin irrépressible de caféine, d’autres souhaitant comblé un petit creux dans leur estomac. Petit creux savoureusement comblé par la boulangerie du coin.

Enfin nous nous élevons au-dessus de la Roya, suivant les premiers lacets du « Sentier des huit vallées » (ou plus prosaïquement GR510) qui aurait pu nous mener jusqu’à St Cézaire / Ciagne. Rassurez-vous, nous n’avons franchi ni la Vésubie, ni la Tinée, ni le Cians, ni le Var, ni l’Estéron, ni la Siagne, non contentant de la Roya et de la Bévéra, ce qui n’est déjà pas si mal!

A flanc de la Vallée de la Roya, nous progressons donc tranquillement dans un paysage d’anciennes restanques, fleuri de Cistes, planté d’Oliviers mais aussi, plus incongru à cette altitude, d’énormes Agaves.

Nous attaquons par en dessous, au pied du mur dirons-nous, le hameau de Piène Haute perché sur son rocher et français seulement depuis 1947. Sans jamais traversé la frontière italienne, nous descendons en direction d’Olivetta, traversant de magnifiques plantations d’oliviers (évidemment!). C’est d’ailleurs à l’ombre de quelques-uns que nous nous autorisons une pause plutôt bien méritée mais un peu agitée par la présence de deux ânes curieux.

Il ne nous reste plus qu’à suivre l’instructif et panoramique « sentier botanique » des gorges de la Bévéra avant d’apercevoir au loin le clocher de la Cathédrale de Sospel. Après être passé sous un célèbre pont ferroviaire (voir vidéo ci-dessous), que nous avions d’ailleurs emprunté, au-dessus cette fois, quelques heures plus tôt, nous allongeons quelque peu notre foulée afin de ne pas rater le train du retour.

17 avril 2016 : La chapelle troglodyte Saint-Michel

Avant que l’été ne s’installe définitivement, nous avons profité des températures encore relativement fraîches pour découvrir le Var, avec comme point remarquable de cette randonnée une chapelle assez unique dans son genre…

Départ du vieux village du Cannet-des-Maures, dont les murs sont aux couleurs de la roche locale. On se perd volontiers dans les quelques ruelles qui font le tour de la colline où est perché le village.

Une piste agréable, bordée d’une flore en plein épanouissement, nous mène jusqu’à Entraygues, petit hameau au bord du quel coule l’Argens. A ce endroit, la roche dans laquelle la rivière a dessiné son lit est tellement tendre qu’elle a permis à la nature et aux hommes de créer des merveilles. L’Argens s’engouffre dans un tunnel pour ressortir quelques 200m plus loin, avec un débit effréné. Les remparts de ce canyon accueillent par endroits des cascades de 20m de hauteur. Dans ce décor tropical, ce cours d’eau calme en apparence montre tout son caractère. L’accès à ses berges est escarpé mais cache un autre trésor : une petite chapelle troglodyte, creusée dans le tuf calcaire par la main de la nature et de l’homme.

Après un repas bien mérité, nous repartons à travers le Var et ses chênes verts. Le printemps est bien là, les orchidées sont toutes fleurs dehors : ophrys araignée, limodore et ophrys abeille ! Nous rejoignons notre point de départ avec le sentiment d’avoir découvert un petit coin de paradis de notre région et fascinés par la créativité de la nature.