Bonjour à tous,
Renseignements et réservations auprès de Philippe DEJOUX par téléphone au 06 22 52 54 04.
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En ces temps de disette intellectuelle où la diarrhée verbale semble amenée, davantage chaque jour, à remplacer la coutumière logorrhée des têtes (dé)pensantes qui président, ont présidé ou présideront aux destinées de notre pourtant beau pays, il convient de ne pas être en reste.
Attention cependant ! Il convient de bien choisir son camp. Et pour être à peu près sûr de garder demain les amis que nous avions hier et de se ménager les bonnes grâces des éventuels nouveaux amis qu’il sera bon d’avoir après-demain, le plus simple est de bêler au diapason avec le troupeau. Stigmatisons donc.
Mais derechef attention ! Si l’on est, en stigmatisant, à peu près assuré de ne pas introduire la discordance dans le concert ambiant, il est prudent de bien choisir sa cible.
Et la question se pose donc : qui pourrions-nous bien stigmatiser ?
Eureka ! Voilà la cible idéale, le bouc émissaire de tous nos problèmes actuels, passés et à venir : Le mimosa.
Saviez-vous que le mimosa est un malotru venu d’ailleurs qui envahit peu à peu nos cultures et qui, si on le laisse faire, saura bientôt envahir nos civilisations non sans avoir, en passant et jusque dans nos bras, égorgé nos fils et nos compagnes ?
Saviez-vous qu’il vient d’Australie, ce bougre de végétal, et que c’est la Perfide Albion, en personne, qui l’aura insidieusement semé dans nos jardins ensoleillés pendant que nous avions le dos tourné ? Messieurs les Anglais, plantez les premiers…
Saviez-vous que, non content de faucher l’herbe sous le pied des espèces méditerranéennes endémiques, il va se faire vendre ailleurs. Car ce grossier personnage n’a rien trouvé de mieux à faire qu’à s’en aller pratiquer la délocalisation aux Pays-bas avant de revenir se faire acheter sur les étals des fleuristes hexagonaux, des cernes sous les yeux et les narines encore pleines du Chrysal qui lui donne les apparences trompeuses d’une vigueur toute… chimique.
Saviez-vous que pour mieux se fondre dans le milieu et nous envahir sournoisement, il aura même usurpé l’identité d’un autre. Ca n’est pas notre genre ça. Eh bien lui si. Ou plutôt non. Car son genre à lui, c’est le genre Acacia. Et voilà qu’il aura réussi à se faire passer pour le genre Mimosa. Non mais vous vous rendez compte…
Et l’acacia alors ? Minute papillon ! On a déjà assez de mal comme ça à stigmatiser le mimosa sans qu’il faille par dessus le marché avoir à reprendre toute la généalogie des espèces venues d’ailleurs. Las ! Pour que les choses soient claires là où il risquerait de s’immiscer quelque fâcheuse confusion dans les esprits, il faut bien sacrifier à l’exercice. Alors voici : L’acacia est en fait un robinier. Du genre Robinia. Vous voyez l’genre ?
Et le mimosa ?
Le genre Mimosa ou le soi-disant mimosa ?
Oh ! Et puis crotte… C’est toujours pareil ces histoires. On stigmatise, on stigmatise et ça n’arrête pas de repousser ! Un bon coup de sécateur, tiens, voilà ce qu’il lui faut à cet esse-trangé !
Une randonnée raquettes de niveau facile dans la section « Loisir » d’ALTI+, cela se passe à peu près comme ça :
D’abord, on se rend au rendez-vous qui a été donné ici, là, là encore ou bien là pour finir.
Après, on roule un peu et on finit par jouer à cache-cache de village en village en essayant de regrouper toutes les voitures pour tous aller se garer au même endroit. Pour partir tous ensemble, il faut bien convenir que c’est plus pratique.
Ensuite, on règle les raquettes à ses pieds après que les accompagnateurs les ont magnanimement distribuées en disant : « C’est comme ça qu’on fait pour les mettre à la bonne taille. » On essaye, on n’y arrive pas, on appelle un accompagnateur et hop ! en deux temps, trois mouvements, voilà une paire de raquettes parfaitement ajustées.
Après cela, on s’engage sur le chemin, en restant bien dans la trace qui a été faite par l’accompagnateur de devant et en ne traînant pas trop à la queue pour ne pas se faire engueuler par l’accompagnateur de derrière (sauf quand l’accompagnateur de derrière est une accompagnatrice, auquel cas c’est sympa parce qu’on peut parler chiffons ce qui n’est pas possible quand l’accompagnatrice est un accompagnateur).
Chemin faisant, on admire le paysage et on jouit du bonheur d’être là. Il est de bon de ton, de temps à autre, de plaindre l’accompagnateur de devant pour tous les efforts qu’il déploie pour faire une trace parfaitement praticable, suffisamment large, décorée avec des trous de bâtons harmonieusement disposés le long de la trace principale et impeccablement rectiligne (lorsque le terrain le permet).
Au sommet, il est d’usage de s’exclamer « Que c’est beau ! ». Quant à « Que c’était dur ! », il est préférable de le garder pour soi sous peine de se voir placé de facto, au retour, devant l’accompagnateur de devant avec la consigne de vérifier si c’était si dur que ça finalement.
Pendant le repas, il est de bon ton de faire une offrande aux accompagnateurs. Pâté maison, soupe de légumes frais, fromage (au lait cru uniquement), chocolat noir à la fleur de sel, thé parfumé et pain d’épices sont au nombre des douceurs particulièrement appréciées.
Au retour, il est préférable de bien regarder où l’on met ses pieds parce qu’avec ce que l’on s’est mis dans la carafon…
A l’arrivée, enfin, on s’en va boire un verre à la table d’un bistrot de pays où l’on est accueilli avec le sourire. Là, on savoure un chocolat, on sort son carnet de chèque et, mais cela va sans dire, on paye content.
Lorsque, ce matin-là, s’affranchissant et des lois de la raison et des morsures d’un froid que nul autre avant eux sans doute eut jamais à affronter, ils quittèrent le dernier camp de leur expédition, ils savaient pertinemment qu’ils partaient pour l’étape ultime d’un périple insensé, la dernière course qui allait les mener aux rivages incertains de cette terre inconnue vers quoi tous leurs efforts avaient tendu, des mois durant, épuisant sans relâche leurs muscles autant que leurs nerfs dans le meilleur des aciers pourtant trempés.
Après quelques heures de marche, d’abord facilitées par les traces providentielles de quelque expédition de devanciers imprudents qui se seront lancés, mal armés contre les chutes de mercure, à la conquête du sommet avant eux, ils rencontrèrent bientôt ces étendues vierges et nues dont leur courage et leur abnégation avaient, les nuits précédentes, fait tant de rêves tantôt glorieux et tantôt misérables. Leur progression, alors, fut implacablement ralentie par l’épaisseur considérable des champs entiers de neige légère accumulée dans les combes par les tempêtes brutales des jours écoulés qu’ils auraient maintenant à traverser continûment. Ils savaient qu’ils n’avaient pas le droit de s’arrêter. Vaincre ou mourir. Il n’était pas d’alternative confortable qui leur fût un possible secours. Il fallait aller jusqu’au bout…
Ils y allèrent. Ils forcèrent le destin, à coups de pas rageurs et déterminés, fendant la neige comme les caravelles des navigateurs d’autrefois fendaient l’écume et laissant dans leur traces les envolées lyriques d’une chevauchée des Walkyrie des temps nouveaux. Ils étaient grands, ils étaient beaux, ils sentaient bon le sable chaud…
Et soudain, comme émergeant d’un songe irréel et fantastique, ils virent le derniers des sommets inviolés se dresser dans l’horizon sublime de leur marche conquérante. Il était là. Rehaussé d’un monticule de pierres accumulées ici, pareils aux cristaux de glace s’agrégeant autour d’une infime particule pour former des flocons, par les caprices du vent.
Le dernier des pôles du monde avait été vaincu. Lui qui avait résisté à tant de siècles de conquêtes et tant de noble folie, voilà qu’il rentrait tout d’un coup, sagement, dans les dictionnaires et les encyclopédies. On l’y trouvera désormais à la page des « V ».
« V » comme victoire.
« V » comme Vieriou.
« V » comme « Vé ! t’as vu c’qu’y a d’écrit sur la neige ? »
Sur la neige, ils signèrent pour la postérité. Pour que l’on sût, au cas où la descente leur eût été fatale, qu’ils y étaient parvenus. Qu’ils l’avaient fait. Avec pour seul viatique, les persévérants battements d’un coeur pas moins grand que la forêt…
Et puis ils redescendirent. Croisant la mort, sur leur passage, qu’une expédition de musaraignes japonaises ayant tenté la folle ascension par la face nord aura, quelques années auparavant, rencontrée avant eux. Repoussant à presque chaque pas les assauts perfides de taillis entiers de buis sournois et carnivores. Se trouvant arrêté au devant de gorges infranchissables et rejetés sans cesse de talwegs en ravins périlleux.
Mais ils redescendirent. Et gagnèrent le camp. Ils étaient vainqueurs. Et ils étaient vivants.
Pas plus tard que hier, nous avons ouvert, au coeur même du grand amphithéâtre de l’Authion, un débat fort intéressant dans le cadre de notre colloque « Les Mérites Comparés du Sport, de la Philosophie et De La Fâcheuse Tendance que l’on A de nos Jours à User des Majuscules en Toutes Circonstances et Sans Discernement ».
Poursuivons donc.
Nous en étions à l’eau, la matière, le vent et, accessoirement, aux théories fumeuses de certains accompagnateurs en montagne sur les relations complexes qu’entretiennent les trois éléments précédemment cités *.
A dire vrai, on pourra clamer ce que l’on voudra, un flocon c’est un flocon. Mais à y regarder de plus près, on sera bien obligé de convenir que c’est quand même drôlement joli un flocon. C’est drôlement joli, oui-da, mais il y a encore plus joli qu’un flocon.
Plus joli qu’un flocon ? Mais qu’est-ce qui peut bien être plus joli qu’un flocon, sacrebleu ?
La réponse va de soi et si vous fréquentiez plus souvent les cours de récréation vous n’auriez pas besoin de blasphémer ainsi et sauriez me répondre dans l’instant. Ce qui est plus joli qu’un flocon, c’est… deux flocons.
Deux flocons amoureusement enlacés, ayant chu, au gré d’un hasard capricieux, sur la bretelle du sac à dos d’un accompagnateur en montagne. Deux flocons amourachés et s’apprêtant à fondre, tout bouillants du désir qu’ils ont eu l’un de l’autre, tout soudain, lorsque, sur les chemins de la pesanteur forcément aiguillés, ils virent leurs trajectoires se croiser une fois, deux fois, trois fois avant de s’emmêler les branches en éclatant de rire tandis qu’ils n’en étaient, un instant auparavant, qu’à profiter des joies simples de l’existence : Naître dans un nuage, flotter dans l’éther mystérieux et choir irrémédiablement mais avec élégance…
* « Elément » est bien entendu donné ici dans le sens d’une « unité de discours considérée en tant que telle en une circonstance donnée » et non pas de « l’un des quatre principes associés à des signes astrologiques considérés par les savants anciens comme les constituants premiers fondamentaux de tous les corps ».
Dans la section « Sport » d’Alti+, on fait du sport. Ceci étant dit, on a tout dit et l’on a rien dit. Une tautologie, en effet, n’est rien de plus qu’une tautologie. Et l’on pourrait en dire tout autant d’un truisme. Mais ce que l’on ne dit pas, en disant ce que l’on vient de dire, c’est que dans la section « Sport » d’Alti+ on ne fait pas que du sport. On fait aussi de la philosophie. A nos heures. Celles, de préférence, où, suant comme de beaux diables avec nos raquettes aux pieds et face à ces pentes gargantuesques (que l’on avale goulûment) qui ne sauraient effrayer nos estomacs insatiables, il faut bien que nous trouvions un peu à nous occuper l’esprit. Parce que Corpore sano, c’est une chose mais il ne faut pas croire que Mens sana se contentera d’être, chez Alti+, un objectif relégué à l’état de « moindre des fins ».
Mais soyons plus précis :
Imaginons que vous fassiez en notre compagnie (sous la direction de Jean plus précisément parce que sinon ça ne marche pas), une randonnée raquettes un peu ardue dans les parages immaculés des forts de l’Authion. Soudain, vous recevez sur le pif un truc blanc, impondérable voire diaphane, dont vous constateriez bientôt qu’il ressemble fort à une étoile à six branches si vous aviez le temps de vous pencher sur la question et qui se met à fondre sitôt la rencontre avec votre épiderme irrémédiablement advenue. Le bon sens vous incitera sans doute à déclarer à la cantonade : Tiens, il neige !
Eh bien non. Ce serait trop simple. Jean ne laissera pas s’échapper une si belle occasion de disserter sur l’exacte nature du monde. L’explication ne le satisfait pas et il aura bientôt fait de vous convaincre de l’impérieuse nécessité de regarder les chose de plus près. Regarder quoi, me direz-vous ? Une goutte d’eau vous coulant sur le nez ? Oh là ! Point de sarcasmes… La philosophie s’accommode mal de ces sortes de déni. Avez-vous seulement songé qu’une autre explication est possible ? Le vent, par exemple, a quelque effet sur la matière dont il convient de ne pas mésestimer les possibles quoique inattendues conséquences. Si l’eau, rendue solide par l’action d’une température ayant la fâcheuse tendance à se promener en dessous de zéro, peut être considérée comme de la matière, il y a là, vous en conviendrez, matière à réexaminer la question.
Quelle question ?
La question ? Voyons… Quelle était la question ? Oh et puis crotte alors ! On s’en fout d’la question. On est là pour faire du sport, crénom d’bon sang d’bonsoir, par pour s’donner mal à la tête !
C’est vrai quoi.
N’avons-nous pas bien fait de choisir ce 22 janvier 2012 pour nous en aller promener vers le sommet des Suvières à travers les bois de chênes lièges, de pins et d’arbousiers ? Il faisait beau, il faisait bon et le ciel était d’une limpidité qui frisait l’ostracisme à l’égard des nuages ou des ciels parisiens. Tout juste une brume volage, s’amusant sur l’horizon maritime à polluer un peu l’air des poissons-volants, nous aura-t-elle empêché d’admirer les sommets de la Corse voisine.
Ce 22 janvier 2012, donc, était bel et bien le jour idéal pour une telle promenade. Voilà la chose décrétée. D’ailleurs, imaginez seulement que nous ayons eu la fâcheuse idée de programmer cette randonnée il y a 280 millions d’années. Imaginez donc ! Si nous avions eu cette idée saugrenue, pour changer un peu des peaux de bêtes à neige en ce premier trimestre de l’an 2 797 988 avant Jésus Christ, il est fort à parier que nous aurions eu rien moins que chaud… aux fesses (si j’ose m’exprimer avec une telle familiarité) !
Il y a 280 millions d’années, dans les parages du sommet des Suvières, dans l’Estérel, ça faisait bing, ça faisait boum, ça faisait patatrac et il sortait des fleuves de magma, des flots de cendres ardentes et des nuées gazeuses dans tous les sens. Des raquettes à lave, d’ailleurs, n’auraient sans doute pas suffi pour nous permettre de faire l’ascension de ce pourtant modeste promontoire sans nous brûler les arpions. Et nous eûmes probablement été engloutis par quelque coulée de lave à la progression nonchalante mais persévérante.
Non, vraiment, nous avons bien fait d’y aller le 22 janvier 2012. C’était juste comme il faut…
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L’information est tombée à l’instant sur les téléscripteurs de toutes les rédactions du monde entier et d’ailleurs : Des nouvelles croustillantes de la Principauté !
Qu’est-ce à dire ? La princesse Plouf aurait-elle déjà dévoré son amant ?
Non ! Plus croustillant encore…
Sur le sommet du Monte Carparo, en ce 15 janvier 2012, au cours du pique-nique de la randonnée d’Alti+ qui se déroulait, ce jour-là, sur le territoire de la Principauté de Seborga, Maëlle nous a promis qu’à l’occasion de sa prochaine participation, elle préparerait un… gâteau. Elle a promis, entendez-vous ? Et ça, si vous voulez bien en croire l’auteur de ces lignes, ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Parce que Philippe et les gâteaux…
Pour la toute première randonnée à raquettes sportive de l’année 2012 dans le cadre de la nouvellement constituée section « Sport » d’Alti+, force est de reconnaître que nous n’avions pas beaucoup de… neige. Nous n’avions pas beaucoup de sportifs non plus, d’ailleurs, mais il faut un début à tout… Et qu’importe après tout, car cette petite troupe de sportifs, courageuse et pleine d’allant, qui s’en est allée (avec son courage et son allant donc) conquérir, au beau milieu de l’hiver, la majestueuse montagne de l’Estrop et ses 2246 mètres d’altitude avait bien fière allure. A quoi reconnaît-on un sportif ? Me le direz-vous ? A ses mollets galbés et ses biceps proéminents ? A son pas guerrier ou bien son air vainqueur ? A sa Ferrari ou sa Maserati ? Las ! Vous n’y êtes pas du tout. Ces sportifs-là ne font rien de plus que l’honneur des gazettes. Chez nous, chez Alti+, les sportifs gravissent les montagnes. Et vous savez quoi ? On les reconnaît sans peine parce qu’ils ont toujours le sourire aux lèvres. Heureux d’être là. Là, où une brise montante les cajole, qui n’est ni chargée de microbes, ni empestée de dioxyde de carbone, et les aide à retenir les larmes de joie qu’ils n’osent laisser couler, tant ils sont pudiques et méritants. Là donc, et pas sur un terrain de football sous les yeux exorbités de plusieurs dizaine de milliers de coreligionnaires vociférant, à courir panurgiquement après un ballon circonférant vainement un pauvre hectare d’herbe synthétique, en guettant l’adversaire, le muscle saillant et toujours prêt à rendre un mauvais coup…
Merci à Sophie pour les photos…
Le sens commun, qui ne dit pas toujours que des bêtises, a coutume de laisser à entendre que les guides de montagne sont un peu… menteurs. Qu’ils ont, en tout cas, une façon bien à eux de rendre compte des réalités d’un milieu qui, quoique parfois hostile, est celui dans lequel ils évoluent, chaque jour que Dieu fait, pareils à des poissons qui évolueraient dans l’eau si seulement les poissons évoluaient encore dans l’eau et non dans les hydrocarbures.
La réalité, la vraie donc et pas celle des guides de montagne, c’est que ce jugement du sens commun n’est, somme toute, pas dénué du moindre fondement. En tout cas, chez Alti+, les guides semblent s’appliquer à donner raison au sens commun avec un zèle qui dépasse l’entendement. Tenez, ce dimanche par exemple : « Randonnée Facile » qu’y disaient ! Ouais, ouais, ouais… Randonnée facile ? Et mon jarret, c’est du poulet ?
Et là encore :
Y z’avaient écrit : « Nous partirons résolument vers le sommet* d’où nous pourrons jouir d’un des plus beaux points de vue des Alpes-Maritimes. » Encore un mensonge ! Ou, à tout le moins, une dissimulation de la vérité. Disons plutôt, à leur décharge, une édulcoration… Sacré nom d’une pipe ! Que nous soyons pendus si nous n’avons pas contemplé, ce dimanche après-midi, LE plus beau point de vue des Alpes-Maritimes**. Et quand nous disons « beau » nous nous demandons si nous n’aurions pas, à l’instar des guides d’Alti+, une notable tendance à l’édulcoration.
Comment voulez-vous qu’on continue à les croire après ça ?
* Note du traducteur : Celui de la cime de Roccassiera. Une espèce de gros bloc de calcaire hostile, oui…
** Note du traducteur (pour les moins de 30 ans) : THE plus beau point de vue des Alpes-Maritimes.