Après avoir pris connaissance de la météo, les 8 participants du jour s’étaient bien attachés à savoir si :
1- il y avait de la neige? Evidemment! C’est même pour ça que le programme a été modifié et la destination d’Isola 2000 choisie..
2- il ferait beau? Parce que au vu des température glaciale prévues, le soleil était nécessaire.

Verdict : -10°C sur le front de neige en bas à Isola. -7°C au départ de notre randonnée 300 mètres plus haut dans la station. Mais le soleil est rapidement apparu afin de nous réchauffer et de nous rassurer. Plus tard au col Mercière, il fera même chaud sous les combinaisons.

La consigne fut néanmoins passée de signaler au guide toute sensation de froid difficile à gérer quelque soient les craintes associées de plomber la sortie pour tout le groupe.

Illustration quelques dizaines de mètres plus loin : une participante connue pour sa bonne humeur et son énergie signale une sensation de froid assez brutale et intense. 5 minutes plus tard, elle est allongée et en train de perdre connaissance! Et je me retrouve entrain de prévenir les secours par radio. Heureusement, nous étions encore plus ou moins sur le domaine skiable et les secours de la station sont venus rapidement nous sortir de ce mauvais pas. Ce fut même Thomas en personne, responsable d’Altiplus et pisteur secouriste en hiver, qui est arrivé avec un traîneau! Rien de plus réconfortant pour notre partenaire de sortie, qui choisira de rester faire la touriste dans la station en nous attendant.

Nous voilà donc repartis, une personne en moins, sur les pentes du Col Mercière, un peu à l’ombre mais réchauffé par l’exercice. L’arrivée au col permet à tous d’être récompensé d’un premier effort. Séance photo sur le vallon de Mollières, le fameux village est en dessous de nous mais invisible. Au fond, le Pepoiri (du nom du relais où j’avais passé l’appel au secours 2 heures avant) et le Col de Salèse, porte de la Vésubie. Les fortifications nous surplombent, preuve de l’importance de ce col d’entrée en territoire Tinéen.

La course reprend. Nous traversons le grand champ d’éboulis sous la tête de la Costasse en se ménageant un sentier entre les pins Cembros pour enfin surplomber les Lacs de Terres Rouges. La Cime de Tavel et le Malinvern nous dominent de leurs falaises impressionnantes. On distingue bien la différence de couleur entre le Malinvern en gneiss teinté de rouge orangé par le fer de la roche (donnant le nom des lieux) et la cime Tavel toute de granit blanc.

Enfin, après avoir fait le tour intérieur de ce cirque magnifique connu par les randonneurs pour le passage de la baisse de Druos menant vers l’Italie, nous amorçons la redescente par le sentier d’été menant aux lacs depuis la station.

Une belle randonnée en raquettes qui a failli mal tourner mais l’optimisme de la troupe a sauvé l’affaire. Il faut saluer encore Christine qui a passé du temps dans la voiture… à dormir ! Se reposer en respirant l’air de la montagne, c’est sûr, elle a bien récupéré !