1er et 2 Novembre 2014 : Lac Autier & co

Ce week-end nos deux randonnées, Loisir et Sportive, ont pris la direction du Lac Autier au cœur d’un magnifique paysage d’automne nous offrant un festival de couleurs! Dimanche, les « loisir » se sont contenté d’un aller-retour au lac, ce qui en soit est déjà un bel effort! La veille, les « sportifs » avaient continué l’ascension par un itinéraire sauvage pour rejoindre la Baisse du Basto puis redescendre via le Refuge de Nice.

Pour tous, le plaisir des yeux a été le même, et les observations nombreuses : chamois, bouquetins, hermines, lagopèdes, saxifrage à fleurs multiples, etc…

Deux très belles sorties pour profiter une dernière fois du Mercantour et de l’été indien qui cette année joue les prolongations… avant l’arrivée imminente de la neige!

Je laisse la parole à Chantal, randonneuse du groupe « loisir » :

Nous étions 15 randonneurs avec notre guide Thomas, et nous remontons la vallée de la Gordolasque après Belvédère pour arriver au pont du Countet. La Gordolasque prend source dans le vallon de la Fous sur la commune de Belvédère. On part du pont du Countet, porte du parc national du Mercantour. Les températures douces et un franc soleil avec tout de même un fond d’air frais piquant quand on est à l’ombre, nous font comprendre qu’on a de la chance d’avoir un aussi beau temps en novembre ! Mais les couleurs de l’automne ont bien commencées leur panaché de teintes dans la nature, car c’est une forêt d’arbres orangés jaunes qui nous accueillent avec encore bien présents des arbres verts et un ciel bien bleu. Nous nous engageons sur un sentier bien large au milieu d’un paysage minéral avec les yeux aux aguets pour essayer d’apercevoir des chamois, bouquetins ou autres espèces animales. Et hop nos vœux sont exaucés et un chamois pointe le bout de son nez avec sa robe foncée, mais reste loin car ils sont assez peureux. Nous continuons notre chemin au milieu du paysage sauvage protégé par le parc du Mercantour.
Nous croisons des fleurs de Gentiane, et Thomas nous dit que selon un proverbe on peut estimer le niveau d’enneigement de l’année qui suit grâce à sa hauteur. Nous traversons un joli pont de bois et là Thomas nous annonce que notre montée commence sérieusement. Nous gravissons des grosses roches serpentant au milieu des replats herbeux. Et pour notre plaisir, deux chamois broutent l’herbe sur notre gauche nous accordant un petit moment de pause dans cette montée. Et après avoir monté et encore monté des grosses marches en pierre qui font travailler les mollets, nous arrivons enfin à une plaine qui entoure le lac Autier à 2275 m. Ce lac alimente les eaux de la Gordolasque.
Nous nous mettons à l’aise sur cette étendue herbeuse bien douillette pour notre pause déjeuner. Puis nous allons admirer tout doucement deux bouquetins qui vivent tranquillement à quelques mètres de nous et vu qu’ils ne sont pas du tout peureux, on a tout le loisir de les prendre en photo et surtout de les approcher de très près ! Et puis nous redescendons par le même chemin mais avec un décor changeant grâce à la lumière du jour qui nous offre une carte postale différente. Et nous redescendons encore et toujours au milieu des grosses pierres et des multitudes de cailloux. Je me répète mais imaginez la rivière la Gordolasque, coulant au milieu d’un vallon herbeux, de chaque côté des montagnes de roches grises, recouvertes d’arbres orangés et verts, le tout parsemé d’un ciel bien bleu et le soleil éblouissant tout ce paysage. Un décor de carte postale, ça valait le coup de venir ! Merci encore pour cette pause bien dépaysante !

Et merci à tous pour vos photos!