19 Septembre 2015 : Mont Pétoumier et Pépoiri

La fraîcheur était au rendez-vous pour cette première randonnée de l’automne. Nous nous en rendons compte en sortant des voitures à 2000 m d’altitude sur cette petite route qui mène juste sous le col de Veillos. A la première montée on s’aperçoit quand même bien vite que cette fraîcheur salutaire nous a bien manqué pendant ces mois d’été torrides.

Le vallon des Millefonts et les sommets alentours sont des alpages utilisés depuis les millénaires et qui n’ont vraisemblablement jamais été reboisés. On chemine sur un sol pauvre, sur-pâturés depuis 3 mois. D’ailleurs, on imagine que les brebis doivent être redescendues il y a peu.

Nous attaquons ainsi la montée vers le Mont Pétoumier. Arrivé au sommet, après seulement 600 mètres de dénivelé avalé, la vue est superbe sur toute la chaîne frontalière et sur jusqu’au Haut Var. De l’autre côté la vue est dégagée jusqu’à la mer. Quel panorama!

On retrouvera quasiment le même panorama au sommet voisin du Pépoiri après être redescendus sur le chemin de crêtes. C’est là que nous faisons une halte prolongée pour le pique-nique. On aperçoit en face de nous la cime de Fremamorte. On visualise très bien le parcours supposé de cette femme accusée d’adultère et qui avait dû s’enfuir pour éviter les châtiments. Courageusement, elle essaya de rejoindre le piémont depuis Valdeblore où régnait le seigneur. Le chemin qu’elle prit passa par le Baus de la Frema (= »Baus de la femme »). Mal préparée, mal chaussée elle s’entailla le pied au environ du Pétoumier (= »pied tourné »), puis subi 3 jours et trois nuits de mauvais temps avant de reprendre le chemin avec un pied pourri (=Pépoiri). Arrivée dans le vallon de Molières, éreintée par le froid et la fatigue, elle s’endormi pour ne jamais se réveiller au pied de la montagne de Fremamorte.

Dans la descente vers le col du Barn, des trainées de sang parsemées sur plusieurs centaines de mètres attirent le regard sur le sentier. Un chasseur a sûrement traîné un chamois abattu dans l’exercice de ses fonctions… à 3 mètres de la limite du Parc national bien matérialisée par ses losanges verts qui parsèment le chemin de crête.

Au col, c’est là que 2 groupes se forment, celui de ceux qui rentrerons tranquillement par le GR 52 et ceux qui désireux de remplir le contrat de « la sportive » suivront encore le chemin des crêtes jusqu’au col Ferrière, descendre au lacs des Millefonts et nous rejoindre au col de Veillos pour un retour au voiture. Tout le monde est satisfait de sa sortie. Un grand beau temps dégagé nous a accompagnés tout au long de la journée.

Un grand merci à Guillaume, accompagnateur stagiaire grâce à qui nous avons pu proposer le premier combi sportive/moyenne d’Altiplus.

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