29 Novembre 2015 : La corniche de l’Estérel

Quelle bonne idée d’organiser des randonnées où l’on se déplace en train! A part le fait que l’on n’ait pas le covoiturage à organiser (tâche non négligeable pour le responsable du groupe…), le bilan carbone de la sortie (parfois non négligeable également…) ne peut pas nous faire culpabiliser.

Quelle bonne idée d’aller dans l’Estérel. Les couleurs, la luminosité exceptionnelle d’une journée d’hiver ensoleillée en bord de mer, le long des crêtes qui surplombe la mer d’un côté et ouvre sur tout le massif à l’arrière. Tous les randonneurs se sont dit que, quand même, on oublie trop souvent la majesté de cet endroit pourtant si près de chez nous.

Quelle bonne idée d’aller dans l’Estérel de bonne heure. Bien couverts pour affronter les passages à l’ombre à flan de montée vers le rocher des Monges, nous étions seuls dans le massif à cette heure même un dimanche. Puis d’ailleurs nous n’avons pratiquement rencontré personne jusqu’au pique-nique. Ni même plus tard au pic de l’Ours pourtant desservi par la route 100 mètres plus bas. Il fallait quand même tendre parfois l’oreille pour éviter de se faire renverser par quelques Vététistes pressés.

Quelle bonne idée ce parcours en crête qui relie 3 sommets du parc départemental de l’Estérel. Les montées n’étaient pas trop longues et chacune était récompensée par un point de vue différent mais toujours sublime.

Quelle histoire géologique que celle de ces lieux où un volcanisme particulier a créé il y à 250 Millions d’année les roches qui composent ce massif et que l’on ne trouve qu’ici et en Corse (rhyolites, ignimbrites, Estérelite, mugéarites et basaltes doléritiques). Le bloc corse-Sardaigne s’est détaché bien plus tard lors de l’ouverture du super océan Téthys vers -40 millions d’année.

Quelle surprise de voir fleurir des narcisses, des primevères, des violettes et autres plantes précoces en cette saison, conséquence directe du réchauffement climatique en cours.

Et enfin, quel bon groupe ! Bonne humeur et bon pied. Un groupe homogène et joyeux qui n’a pourtant pas fini à l’eau quand le soleil eu délaissé les côtes au moment du retour en gare du Trayas. Quelle charmante petite gare désuète et anachronique au passage…

Au final, un de mes plus beau souvenir avec Altiplus… jusqu’ici!