30 avril 2016 : de la Roya à la Bévéra

Quoi de mieux que le train pour partir en balade? Les mauvaises langues répondront : un train à l’heure (si il n’est pas annulé…)! Sachez que ce samedi, le Train des Merveilles (quel bau nom, n’est-ce pas?) s’élança à 7h35 précise en direction de Breil/Roya. Grâce à l’intervention extérieure d’un véritable passionné d’architecture ferroviaire, notre voyage se passa de manière fort agréable et instructive.

Fraîchement débarqués, une rapide initiation à l’orientation nous mène à la découverte de Breil, son histoire et… son café où nous faisons déjà notre première pause, certains ressentant un besoin irrépressible de caféine, d’autres souhaitant comblé un petit creux dans leur estomac. Petit creux savoureusement comblé par la boulangerie du coin.

Enfin nous nous élevons au-dessus de la Roya, suivant les premiers lacets du « Sentier des huit vallées » (ou plus prosaïquement GR510) qui aurait pu nous mener jusqu’à St Cézaire / Ciagne. Rassurez-vous, nous n’avons franchi ni la Vésubie, ni la Tinée, ni le Cians, ni le Var, ni l’Estéron, ni la Siagne, non contentant de la Roya et de la Bévéra, ce qui n’est déjà pas si mal!

A flanc de la Vallée de la Roya, nous progressons donc tranquillement dans un paysage d’anciennes restanques, fleuri de Cistes, planté d’Oliviers mais aussi, plus incongru à cette altitude, d’énormes Agaves.

Nous attaquons par en dessous, au pied du mur dirons-nous, le hameau de Piène Haute perché sur son rocher et français seulement depuis 1947. Sans jamais traversé la frontière italienne, nous descendons en direction d’Olivetta, traversant de magnifiques plantations d’oliviers (évidemment!). C’est d’ailleurs à l’ombre de quelques-uns que nous nous autorisons une pause plutôt bien méritée mais un peu agitée par la présence de deux ânes curieux.

Il ne nous reste plus qu’à suivre l’instructif et panoramique « sentier botanique » des gorges de la Bévéra avant d’apercevoir au loin le clocher de la Cathédrale de Sospel. Après être passé sous un célèbre pont ferroviaire (voir vidéo ci-dessous), que nous avions d’ailleurs emprunté, au-dessus cette fois, quelques heures plus tôt, nous allongeons quelque peu notre foulée afin de ne pas rater le train du retour.