9 octobre 2016 : la Tête de Pibossan

Alors que le programme n’était pas encore disponible, nous en avions parlé la semaine précédente car l’endroit nous avait plu : revenir randonner dans l’arrière pays de Puget-Théniers entre Var et Cians était une évidence! Et quel endroit plus représentatif que le pays de la Roudoule. Ce ruisseau qui prends sa source au pied du dôme du Barrot pour rejoindre directement le Var à Puget en charriant le long de son lit calcaire des terres rouges venus des ruisselets en amont?

Le départ depuis le hameau de Léouvé se fait de la route. Rapidement, des affleurements de pélites apparaissent. Le panorama sur les crêtes et vallons nous faisant face semble comme recouvert de terre battue. Ici se marient et alternent les couches sédimentaire de grès permien (pélites rouges de 300 millions d’années) et de calcaire Triasique (en l’occurrence très marneux de 250 millions d’années). Et cette voie romaine en plein milieu qui met en perspective l’échelle humaine et l’échelle géologique. C’est beau!

Arrivé au col nous avons « établi le contact » avec les personnages qui nous surveillaient déjà depuis longtemps quand nous étions dans la montée. Avec son apparence orange et sa casquette il se nomme « chasseur ». Fort heureusement, nos intérêts à tous les 2 pouvaient être respectés en même temps. En nous avions prévu de prendre un autre chemin que cela qui passait dans la zone de battue… Ce qui ne nous a pas empêché de siffler l’air de la 7ème compagnie quand nous entendîmes les chiens aboyer!

Enfin c’est l’ascension finale vers la tête de Pibossan, hors sentier, afin de déjeuner avec , au choix, la vue sur le sud ou celle sur les gorges de Daluis et la vallée du var en passant à l’ouest par le Barrot qui nous aura gardé à l’œil toute la journée.

Nous avons repris la route pour enfin retrouver le sentier de descente qui assez curieusement concentrait d’un seul coup de très nombreux randonneurs. La suite fut tranquille. Une belle journée d’automne!