29 janvier 2017 : La Tête de Giarons

Alors qu’en montagne la nuit avait été étoilée, c’est la pluie qui attendait les azuréens de la côte au réveil! On a connu mieux comme facteur de motivation… mais heureusement personne ne s’est laissé leurrer par ce ciel facétieux. Et c’est réchauffé par un soleil éclatant que notre petit groupe chausse les raquettes au Col de la Couillole dans une belle ambiance blanche. Grâce aux (très) légères chutes de neige de la semaine précédente, un fin manteau blanc recouvre en effet tout le paysage. Juste de quoi, une nouvelle fois, leurrer le randonneur trop pressé de conclure que les conditions sont idéales pour la pratique de la raquette à neige! Si nous avons pu fouler les flocons toute la journée au cœur de magnifiques paysages immaculés, la pelouse et les cailloux n’étaient jamais très loin sous nos pas… ce qui ne nous a pas empêché de profiter de cette belle matinée et d’un bel itinéraire entre forêts de mélèze et grand désert blanc! Les nuages arrivés en force à la mi-journée n’ont pas réussi à gâcher notre plaisir, même si nous aurions apprécié la chaleur des rayons du soleil lors de notre pause pique-nique au sommet de la Tête de Giarons. L’occasion de rappeler qu’en montagne il faut toujours se méfier des apparences : ce n’est pas parce qu’il fait beau et chaud au départ qu’il en sera de même toute la journée…

Vu que nous avions eu la bonne idée de laisser un véhicule à Roubion, nous avons pu éviter un aller-retour fastidieux et profiter d’une belle boucle sauvage, parfois même un peu trop! Pensant trouver un peu plus de neige dans un versant nord et forestier, nous avons pu tester la polyvalence de notre équipement : finalement les raquettes ont plutôt une bonne adhérence sur les branchages et mousses juste saupoudrés de quelques flocons! En optimisant l’itinéraire à la recherche de chaque centimètre de neige, nous avons quand même réussi l’exploit de garder les raquettes aux pieds jusqu’à la porte du bistrot où nous avons terminée cette bonne journée autour d’une boisson chaude.

Merci à Christine et Safir pour le complément de photos.