Samedi 14 octobre – Le tour du Pélago

Savez-vous ce qu’est le Pélago ? Le Pélago est un caillou. Un gros caillou au demeurant mais un caillou. Eh bien, chez Altiplus, le samedi lorsque l’on s’ennuie ferme, on s’en va faire le tour de genre de caillou-là. Pour passer le temps.

Ainsi donc, ce samedi 14 octobre, nous nous étions donné rendez-vous sur un joli parking de la verdoyante et néanmoins calcinée basse vallée du Var pour constituer une équipe de randonneurs et pour, non pas participer au tournoi de boules de Castagniers sur la place de l’école dudit bourg, mais bie  nous en aller faire le tour d’un gros caillou dans un minibus, l’arrière-pays et la bonne humeur.

Parvenus au pied de ce gros caillou sans qu’aucun passager ait manifesté la moindre velléité de rendre à la nature ce que la nature, prodigue quoique en voie d’épuisement, a bien voulu fournir à l’industrie agro-alimentaire pour assurer notre subsistance (et celle de son actionnariat) dans un premier temps et notre cancer de l’intestin (mais pas celui de son actionnariat qui se garde bien de manger ce qu’il contribue à produire) dans un second, sans qu’aucun passager n’ait eu de haut le coeur, disais-je, ce qui n’est pas la plus insignifiante des gageures, parvenus au pied de ce gros caillou donc, nous entreprîmes bientôt d’en faire le tour. Comme ça, pour passer le temps.

Sous la conduite du plus extraordinaire et du plus beau des accompagnateurs d’Alti+ et du reste du monde, nous gravîmes nos 1000 mètres comme s’ils n’avaient été que 500. C’est que, il faut en convenir, nous avions fort mal réglé nos podomètres, nos altimètres, nos quartiers-maîtres et nos bien-être en bois de hêtre ou ne pas hêtre. Les eussions-nous bien réglés que cela n’aurait, de toute façon, pas changé grand chose au problème. On a beau tenir un crâne à bout de bras et lui poser des questions existentielles en se disant que Shakespeare aurait mieux fait de devenir accompagnateur en montagne plutôt qu’écrivain de génie, on n’en est pas moins le prince du Danemark et avec un tel poids sur les épaules, que n’allège pas un sac à dos chargé d’une pharmacie de groupe, une corde de secours, une radio vhf de même obédience que la corde et le manuel du parfait accompagnateur en 3 tomes de brebis, il faut assumer son rang.

Où en étais-je ? Je ne sais plus. Enfin, peu importe. C’était une super journée et ça personne ne nous l’enlèvera…