Dim 18 mars : vers le col de crous en Tinee

La météo prévoyait que le temps tournerai à la pluie/neige en milieu d’après midi sur les hautes vallées de la Tinée.

Pluie dès le lever du soleil sur tout le littoral, arrivés au point de rendez vous de Castagniers, plus une goutte. Puis une route sèche qui n’a pas vu la pluie en Tinée proprement dite. Le départ se fera donc au sec, sous un ciel couvert mais assez clair. Suffisamment clair en tout cas pour nous faire croire à une retour possible du soleil, emportés par l’enthousiasme de l’accompagnateur à ce sujet (c’est vrai que j’y croyais).

Il s’est avéré que le temps s’est épaissit d’un brouillard dense de montage et la visibilité a diminué tout au long de cette journée. La neige a commencé à tomber vers 10h30 et le retour aux voitures 4 heures plus tard a du se faire sous une pluie dense de flocons.

Et puis il y a eu cette montée à flanc de colline, ni trop à gauche pour ne pas basculer dans le vallon ni trop à droite (trop de pente à la montée dans les bois). La neige, restée froide ces 10 derniers jours et recouverte de 20 cm de neige fraîche de 3 jours avant se laissait pénétrer en profondeur. Difficile pour le premier mais non moins difficile pour les quelques derniers de cordée à qui ne restait plus assez de neige pour ne pas glisser en arrière sur la couche du dessous. Fort heureusement, j’ai pu distraire les esprits les plus grincheux par l’observation de quelques traces d’animaux. En particulier ce cadavre de marmotte (vraisemblablement) dispersé (façon puzzle) par les mâchoires d’un canidés (renard, loup) et ces innombrables pattes de lapin (lièvre variable) qui ne passent pas inaperçues.

Tout le monde était passablement fatiguée suite à cette montée. En particulier 2 d’entre nous ne pouvaient plus fournir l’effort suffisant pour redescendre par le chemin d’été et ainsi opérer une boucle. Tant pis, on est finalement tous content de ne pas être restés cloués à la maison sur le littoral pluvieux. Malgré tout les petits désagréments de cette journée, la montagne n’était qu’à nous et ça c’est précieux.