Rediffusion Spéciale : 17 octobre 2015 : Mont Tron et Roche Fourquin

Le point de départ de la sportive d’aujourd’hui s’appelle Libre. Libré, devrions nous même dire, tant ce village, italien jusqu’en 1947, a gardé son caractère d’antan.

C’est au soleil que nous attaquons la crête sud du Mont Tron, s’élevant au-dessus de la Roya, dominant Ventimille au loin et le chateau de Piène-Haute de l’autre côté de la vallée. Une montée riche en spectacle! Un aigle royal vient nous survoler à quelques dizaines de mètres. Plus loin, un faucon crécerelle prend en chasse un chocard. Le show terminé, nous pouvons enfin terminer notre ascension de la roche Fourquin.

La pause déjeuner, au sommet, est écourtée par la fraîcheur qui s’installe. Les incantations de Laurent n’ont pas suffit à faire fuire les nuages. Mais la remontée vers le Mont Tron nous remet en condition. Belle vue à 360°, sur les crêtes rouges et vertes des frontières franco-italiennes.
A partir de là, deux choix s’offrent à nous: regagner le chemin d’ascension ou finir sur une grande boucle, au prix d’un hors-sentier incertain. Le groupe est unanime, c’est l’aventure qui l’emporte.

Nous voilà partis sur la crête. Les sentes d’animaux guident nos pas à travers les arbres. Et puis plus rien. Nous tombons sur de vieilles restanques oubliées, envahies par la végétation. Il y a comme une note d’exploration à cette descente, allant de terrasse en terrasse, sans savoir comment rejoindre la suivante. Mais plus que la machette, c’est la boussole qui est ici salvatrice! Nous revoilà sur un vieux sentier qui nous ramènera assurément jusqu’à la civilisation.

La boucle est bouclée, nous rejoignons les voitures par Cotté. Un parcours sauvage où l’on ne croise que Dame Nature, un groupe d’aventuriers pleins de bonne humeur, voilà la recette d’une sortie réussie!

Rediffusion spéciale – 04 Octobre 2015 : Tour du Mont de Lieuche et Brec d’Ilonse

Un déluge historique s’est abattu la nuit dernière sur la Côte d’Azur, faisant ravages sur le réseau routier et autoroutier et inondant des centaines d’habitations. Mais ce n’est pas assez pour arrêter des randonneurs motivés et nous partons presque au complet en direction des gorges du Cians. Une pensée pour Jean-Pierre et Catherine que les dégâts ont forcé à renoncer à la sortie.

L’accès même à Pierlas, petite bourgade médiévale perdue au fond du vallon du même nom, est une aventure en elle-même. Plusieurs fois nous devons nous arrêter pour dégager quelques grosses pierres de la route. Et c’est sous un soleil radieux que nous arrivons au village.

Nous attaquons sur un petit sentier en amont des vergers, avant d’entrer dans un sous-bois, plein d’odeurs et de lumière filtrant à travers le pins. Arrivés au col de la Sinne, nous découvrons les sommets déjà enneigés du Mercantour.

Pause à la Chapelle de St Pons, une partie du groupe se motive pour faire un aller-retour, avant de manger, au Brec d’Ilonse. De là-haut, vue splendide à 360°, avec d’un côté la chaîne frontalière, toute blanche, et de l’autre le Mounier, lui aussi enneigé. Et à nos pieds, les pittoresques villages d’Ilonse et de Lieuche.

Après nous être bien restaurés, nous rejoignons Pierlas au milieu d’une végétation très méditerranéenne. Cueillette de thym, sarriette, lavandin, mais aussi de poires! Descente agrémentée de quelques arrêts botanique, pour parler de l’hellébore fétide et de la joubarbe des toits!

Une dernière petite remontée sur la route et nous rejoignons nos voitures. Après le déluge d’hier, on ne pouvait rêver d’une meilleure journée pour profiter de l’automne!

Rediffusion Spéciale : 17 avril 2016 – La chapelle troglodyte Saint-Michel

Avant que l’été ne s’installe définitivement, nous avons profité des températures encore relativement fraîches pour découvrir le Var, avec comme point remarquable de cette randonnée une chapelle assez unique dans son genre…

Départ du vieux village du Cannet-des-Maures, dont les murs sont aux couleurs de la roche locale. On se perd volontiers dans les quelques ruelles qui font le tour de la colline où est perché le village.

Une piste agréable, bordée d’une flore en plein épanouissement, nous mène jusqu’à Entraygues, petit hameau au bord du quel coule l’Argens. A ce endroit, la roche dans laquelle la rivière a dessiné son lit est tellement tendre qu’elle a permis à la nature et aux hommes de créer des merveilles. L’Argens s’engouffre dans un tunnel pour ressortir quelques 200m plus loin, avec un débit effréné. Les remparts de ce canyon accueillent par endroits des cascades de 20m de hauteur. Dans ce décor tropical, ce cours d’eau calme en apparence montre tout son caractère. L’accès à ses berges est escarpé mais cache un autre trésor : une petite chapelle troglodyte, creusée dans le tuf calcaire par la main de la nature et de l’homme.

Après un repas bien mérité, nous repartons à travers le Var et ses chênes verts. Le printemps est bien là, les orchidées sont toutes fleurs dehors : ophrys araignée, limodore et ophrys abeille ! Nous rejoignons notre point de départ avec le sentiment d’avoir découvert un petit coin de paradis de notre région et fascinés par la créativité de la nature.

23 février 2020 – Tour de la crête des Charbonnières

Pour survivre, il faut s’adapter. Alors l’hiver n’étant plus ce qu’il était, nous avons été contraints de reléguer nos raquettes à la cave et de ressortir nos chaussures d’été.

Décision prise la veille, on part en direction de Lieuche, ce pittoresque village perché au-dessus de la vallée du Cians, pour aller bronzer au milieu des marnes noires et blanches qui bordent la crête des Charbonnières. Bronzer, oui, car c’était à s’y méprendre : si la végétation n’avait pas été là pour nous rappeler que nous sommes encore en hiver, nous nous serions cru au mois de mai !

Une balade sans prétention, avec un attrait géologique certain, un village plein de poésie, une atmosphère détendue et du far breton à faire friser les moustaches, tout ça nous a franchement laissé un goût de reviens-y …

Merci à Gilles pour ses photos.