Dimanche 11 août 2019 – La boucle des Adus

Nous avons fuit le temps lourd et humide qui régnait sur la Côte d’Azur pour aller nous réfugier dans notre précieux arrière-pays montagnard. Et c’est autour du Col de Salèse que nous avons trouvé un asile à hauteur de nos ambitions.

L’aventure commence sur le parking ; pour trouver une place. Il est plein à craquer. Tout le monde aurait-il eu la même idée que nous ? Non. Ce week-end, c’est la fête à Mollières. Alors les visiteurs affluent. Nous, nous en profitons, pour nous échapper sur les crêtes du vallon de Salèse. Bien agréable.

Sur ce petit chemin qui serpente en bordure de ravin, l’attrait n’est pas tant la vue, mais le tapis de myrtilles qui couvre le sol. Impossible de ne pas étendre la pause boisson à la cueillette !

Pause déjeuner avec panorama splendide sur le crête frontalière : Pointe Giegn, Aiguilles de Préfouns et Cime de Frémamorte. L’impression d’être seul au monde. Seuls les beuglements des vaches de Salèse nous rappellent que la civilisation n’est pas si loin.

Nous la retrouvons d’ailleurs assez vite, la civilisation, au bord du Lac des Adus, encore bel et bien rempli en ce milieu d’été. Son eau presque tiède est un bonheur pour ceux qui ont pensé à introduire dans leur besace un maillot de bain.

Ce n’est qu’après avoir laissé les lancinants lacets de la descente derrière nous que nous bouclons cette boucle dominicale, avant d’aller prolonger le plaisir de l’air pur au chalet-bistrot du coin ; celui-là même qui jouxte la fromagerie …

19 février 2017 : Le Lauvet d’Ilonse

La nature est déréglée. L’hiver ne fait plus que passer, pour laisser très vite place au printemps. C’est en tout cas la drôle d’impression qui nous empare lors de notre arrivée au col de la Sinne : regard pointé vers le nord, sur la crête sud du Lauvet d’Ilonse, on discerne tout juste quelques plaques de neige. Nous laissons les raquettes aux voitures pour partir à pied.

Après un passage à l’ombre des pins, le soleil nous rejoint au col des Fourches. Plus haut, alors que nous sortons des arbres, la vue s’ouvre à l’est : au premier plan, les 3 villages de Valdeblore, au fond, la chaîne frontalière. Le Gélas nous regarde, et réciproquement.

Navigant entre les plaques d’herbes, nous prenons de l’altitude jusqu’à atteindre, non sans efforts, les 1992m du Lauvet d’Ilonse. Vue à 360 sur la vallée de la Tinée à l’est et le Mounier, au-dessus de Valberg, à l’ouest.

Le ventre plein, nous reprenons hors-sentier la direction du sud, chevauchant la crête débonnaire du Pra Nègre. Bien que la saison hivernale ne soit pas propice à la vie, le coin est bel et bien fréquenté par la faune sauvage : nous identifions des excréments de lièvre, chevreuil et perdrix bartavelle !

Nous rattrapons le chemin au col des Fourches. Dernier bol d’air avant d’aller reprendre notre rallye débuté ce matin sur la sinueuse route d’Ilonse. Avec vue sur les sommets – pour les passagers uniquement !

Merci à Lorène pour ses photos.

11 Septembre 2016 : la Cime de la Valette de Prals

Il fait moins de 10°C au départ ! Mais dès qu’on arrive au soleil, il fait rapidement chaud, même sur ce versant nord-ouest. Entre les moins frileux qui doivent ôter la polaire et les gourmands qui cueillent des framboises, j’ai du mal à garder le groupe en marche plus de 5min !

Une fois tout le monde à température, le train est lancé. Les premiers 250m jusqu’au Plan de Prals sont vite enlevés. Pause avec les vaches pour admirer le cirque glaciaire au centre duquel nous sommes, entourés de quelques grands noms : Mont Néglier, Mont Ponset et Cime du Gélas, au loin.

Plus sauvage que les vaches, une belle harde de chamois (une dizaine !) vient couper notre ascension de la Baisse de Prals. A bon rythme, nous atteignons rapidement la baisse, puis la Cime de la Valette, perchée à quasiment 2500m. Un sommet, qui par son altitude n’impressionne pas, mais qui donne accès à un panorama à 360° magnifique : à l’est, le Grand Capelet et le Mont Bégo, au nord, le Gélas et l’Argentera, à l’ouest, le Pépoiri et au sud, la Redoute de l’Authion, sur un fond de mer méditerranée qu’on devine derrière les brumes côtières. Nous nous octroyons le temps d’un repas pour en profiter.

Mais rapidement il faut songer à rentrer : les nuages commencent à s’accumuler, il va pleuvoir d’ici peu. Retour en crête, entre ombre et soleil. Une dernière vue sur le sanctuaire de la Madone de Fenestre et nous plongeons dans la forêt de mélèzes rejoindre nos carrosses 400m plus bas. Ce n’est que 15 minutes avant le parking que nous essuyons une courte averse ; 15 petites minutes qui nous obligent à sortir vestes et ponchos, mais c’est un moindre mal ! A l’arrivée, le soleil nous attend à nouveau, comme s’il n’avait jamais plu !

04 septembre 2016 : la crête de la Lausetta

Un départ à 2350m d’altitude, c’est assez peu banal pour une sortie annoncée facile ! Mais c’est pourtant vrai : notre objectif de la journée est d’aller rejoindre les voitures que nous avons laissées en bas, de l’autre côté du col de la Lombarde, sous le sanctuaire de Sant’ Anna di Vinadio.

Alors que dans les rangs, on parle encore de la chaleur du week-end dernier, le ciel légèrement voilé d’aujourd’hui met tout le monde d’accord : il fait bon ! Conditions idéales pour arpenter cette crête facile mais au panorama exceptionnel. Presque à portée de main s’impose, derrière le vallon d’Isola, le Mounier, que les sportifs ont gravi hier. De l’autre côté, le Viso pointe à l’horizon.

Alors que la végétation au sol souffre encore de la sécheresse estivale, les quelques mélèzes qui parviennent jusqu’à la crête sont encore parés d’un vert profond. Du bout de cette crête, en contrebas, nous apercevons le sanctuaire. Pour l’atteindre, nous devons passer la seule difficulté technique de la journée : une descente en lacets dans un pierrier très bien tracé. Challenge relevé par tous sans encombre, nous avons mérité une pause déjeuner au bord de l’eau. Avec, en prime, des myrtilles à volonté pour le dessert !

Après cette interlude en pleine nature, l’arrivée au sanctuaire fait désordre : parkings remplis, voitures qui peinent à se croiser et foule d’italiens un tantinet bruyants. Nous passons vite notre chemin pour aller chercher (non sans mal) la suite de la descente.

Nous finissons la balade sous les mélèzes, encouragés par les sifflements de marmottes, sur les traces des vaches de la Malgheria. Un nouvel angle de vue sur le sanctuaire nous fait oublier la vision que nous en avons eu quelques minutes auparavant.

La porte de sortie de l’enclos que nous venons de traverser, ce petit pont de rondins au-dessus du ruisseau descendant des lacs d’Orgials, n’est un problème pour personne. Dans la bonne humeur, nous rejoignons le col de la Lombarde en voiture, avant de se dire, pour certains autour d’un verre, arrivederci !