Dimanche 14 octobre 2018 – Bévéra – le bois de Cuore

Parmi les sommets qui entourent la cuvette de Sospel, il y a le Mont Razet à deux pas du col de Castillon. Les pentes sud du Mont Razet descendent doucement vers Menton et la méditerranée si proche. Elles sont peuplées d’oliviers et exposés face à la mer et sa luminosité. Ces pentes Nord finissent forme un cirque fermé où coule l’Albaréa, modeste affluent de la Bévéra. Les chênes verts peuples cet Ubac humide aménagé pendant des siècles en restanques pour des vergers et potagers.

C’est dans ce vallon ombragé que nous avons passé un belle randonnée d’automne. Les premiers érable et les sumacs ont donné des couleurs orangées à cette sortie. Que certains avait choisi écolo en prenant le train depuis Nice: pratique et direct puisque la randonnée commence depuis la gare de Sospel.  En suivant le chemin muletier qui mène dans le bois de Cuore, on imagine sans peine le travail de ces hommes pour entretenir les muret de pierres sèches qui nous entourent.

Enfin une petite visite de Sospel et de son passé culturel (le pont Vieux, l’église saint Michel) et prendre aussi le temps d’une bière non de dieux! Peu de photos de grand panorama puisque nous étions au fond du cirque Nord du Razet, bien au frais d’ailleurs (à conseiller en été). Peu de choses exceptionnelle à raconter si ce n’est encore un bon moment passé ensemble dans la bonne humeur et la bienveillance. D’autant plus qu’il nous aura été donné la chance de bénéficier la présence de la jeune et enthousiaste Oriane (stagiaire accompagnatrice) qui s’est personnellement occupé de notre plus fragile participante.

Allez à la prochaine

Dimanche 8 juillet – les lacs morgon

Arrivés sur ce parking au décor quasi lunaire du camp des fourches, les 4 conducteurs se sont étirés comme après une bonne journée de trail. Ce n’était que l’effet des 1h30 qui nous séparait du parking de Castagniers (point de RDV historique d’Altiplus mon dieu qu’est ce qu’on va faire le jour où les autorités déciderons d’y établir un « Super U » ou que sais je un « Easy Love »). Pouf pouf je m’égare je fais du Matthieu Whyte dans le style.

Plus sérieusement, c’est très loin mais qu’est ce que c’est beau (pour paraphraser un célèbre président tâtant le cul des vaches). Peu d’autres randonneurs croisés dans ce vallon de salso moreno qui, prolongé sur sa droite par le vallon de la cabane, nous aura regardé arpenter ses pentes jusqu’au verrou glaciaire des Lacs de Morgons, pour enfin revenir en boucle par le vallon de Georgon long.

Que nous donc et quelques 2 ou 3000 brebis qui venant d’élire domicile à Salso moreno pour l’été et que l’on a croisé sur le retour. Sur le chemin, de nombreux autres lacs déjà mort (au sens géologique) et les marmottes qui s’ébrouent ou qui croient que l’on ne les voit pas.

L’ensemble de cette vallée érodé et rabotée par l’érosion est dominée au Nord par de hautes falaises calcaires qui nous regardent en permanence (du Rocher des trois évêques à la cime de la Pelousette en passant par la Tête carrée). Il s’agit des nappes de charriages qui viennent des alpes de hautes Provence, et qui se sont effondrées ici laissant apparaitre en coupe toutes l’histoire géologique qui les ont précédées.

Très belle journée estivale sans grande chaleur car le vent est souvent présent sur les crêtes de la Bonnette, visible à quelques encablures de là. Rafraîchissement bien mérité à l’auberge de Bousseyas (300 m en dessous du col) et nous voilà prêt à repartir!

Samedi 30 juin – Haut var Cime de l’Aspre

En ce beau dimanche (une de ces rares journée de cette belle saison 2018 où l’on est quasiment sûr qu’il ne va pas pleuvoir), il fallait être là pour profiter de 2 accompagnateurs le professionnel et le stagiaire, le brun et le blond. Tant de compétences mobilisées pour seulement 6 courageux randonneurs et randonneuses qui avait décidé de passer cette première journée de grande chaleur à plus de 2000 mètres d’altitude.

Il y eu d’abord un peu de retard dans le calage des RDV aux différents parkings; puis ce fût la piste pour rejoindre le hameau des Tourres depuis Chateauneuf d’entreaunes. Une de ces pistes telles celles de Longon, longue de 7km et traversant parfois des ravines de marnes noires ou il convient de ne pas se trouver lors de grandes pluies. On est surpris de s’apercevoir à l’arrivée que le hameau est alimentée en électricité et téléphone! Au final on commence à marcher à 10 heures du matin… (un peu tard jeune homme).

Mis à par le fait que chacun ait pu rentrer chez soi que vers 20h, cette magnifique journée n’en a pas été affectée. Marmottes, chamois, prairies alpine saturée de rhinanthes et de scabieuses. La magnifique et mystérieuse silhouette de la cime de Pal en arrière plan permanent. Le final de l’ascension de la cime de l’Aspre très alpin mais toute la petite troupe derrière moi s’est avérée être en très bonne condition physique. Ainsi le retour a été fait en improvisant une boucle hors sentier où il fallait de solides chevilles et un pied sûr par endroit.

Raphael (le stagiaire) et serge sont rentrés chez eux avec de quoi faire une grosse poêlée de rosée des près. L’ensemble du groupe est rentré en se disant qu’il avait oublié à quel point cela permettait de s’aérer la tête de passer la journée au dessus de 2000. Et qu’il reviendront vite.

Dimanche 8 avril – Esterel le cap roux

Il faut dire que ça partait mal, j’était même en train de me demander vendredi soir si la randonnée se ferait tellement on était pas nombreux (7) et surtout parce que pas de conducteur disponible pour les 5 personnes de Nice. En réalité, un problème informatique (maintenant résolu, ouf) m’avait perd plus d’une douzaine de mail d’inscription dont je n’ai jamais eu connaissance… Résultat 15 inscriptions dans la journée de samedi et un convoi de 5 voitures quasi pleines ce dimanche sur la route du littoral de l’Estérel.

Sorti des voitures nous comprîmes que le vent serait de la partie toute la randonnée. Le ciel, lui, était de nature surréaliste à la fois couvert et lumineux. La mer démontée en arrière plan, nous voilà parti à la conquête du massif. Plus on montait en altitude, plus le vent s’accélérait, plus cela rendait désirable ces petits passages dans les massifs de haute bruyères et chênes liège qui nous abritaient temporairement du vent violent. Dans cette partie plus au sud de l’estérel, près de saint Raphael on ne trouve pas de mimosas. Dans ce maquis, comparable au maquis corse, il pullule néanmoins plus au Nord au Pic de L’ours et dans le Tanneron. Dans ce fatras de « caillouterie » qu’est l’Estérel (étymologiquement la roche, le rocher), seules des espèces méditerranéennes, économes en eau s’acclimatent.La Période favorise l’apparition des multiples bosquets de lavandes toupet ainsi que les asphodèles à bulbe répartis un peu partout.

Nous sommes au cœur du territoire Natura 2000 de L’Estérel qui tente conserver les aires protégées et la biodiversité. Le vent se fait plus violent et de grosses rafales déstabilisent le pas de quelques frêles participantes. La randonnée est plaisante car l’ascension se fait très progressivement et le groupe de 22 que nous sommes ne croiseront quasiment personne jusqu’au col du cap roux. On opère une sorte de traversée des balcons du Cap roux. La vue sur la mer est grandiose. Au sommet du Pic du cap roux, l’autre versant laisse découvrir toute la partie de l’Estérel au Nord. A l’est Saint Raphael, Fréjus, le rocher de Roquebrune et la Cap Dramont juste à nos pieds. Ici, il faut toujours imaginer que la montagne continue sous la mer. Que les rieliefs sous marins sont dans la continuité de ce qui est visible. Tout comme sa petite soeur corse de Piana de laquelle elle a été séparée il y a 40 Millions d’année.

Après 5 heures de marche sur cette rhyolite (nom de la roche rouge de l’Estérel/ Piana faisant étonnamment de la famille du granit) qui roule sous le pied et d’oxygénation forcée, nous voila bien fatigués. Après une descente également bien douce et un chocolat chaud/ bière à la marine de Miramar achève le programme de cette belle journée ensemble.