Journée « Montagnes Solidaires » du 11 août 2018

Un grand merci à tous ! Grâce à votre participation à cette journée, Altiplus a collecté 529 euros sur les randonnées et 281,50 euros sur le concert du massacreur de Léo Ferré, soit une somme de 810,50 euros qui seront reversés à SOS Méditerranée prochainement (dès le retour de Philippe qui tient les cordons de la bourse !). Par ailleurs, l’hôtel du Grand Capelet reversera également 100 euros de son côté.  Cela donnera donc un total de 910,50 euros qui serviront directement à participer au financement des opérations de sauvetage de l’Aquarius et nous ne sommes pas peu fiers d’avoir ainsi apporté notre pierre, aussi modeste soit-elle, à l’édification d’une solidarité européenne digne de ce nom…

Un petit lien enfin vers cette tribune qui rend compte de l’engagement de la société civile :

http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/Tribune-Aquarius-01-08-2018

Merci encore et à bientôt sur les sentiers…

Samedi 28 juillet 2018 – Les Lacs de l’Encombrette

Vous : Siri, dis-moi pourquoi devrais-je, le samedi, me lever à une heure encore plus matinale que celle à laquelle, toute la semaine durant, je me lève pour aller bosser et tout cela pour m’en aller m’épuiser la carcasse en suant comme un mineur de fond à grimper vers des hauteurs d’où nul n’a jamais su rien faire que redescendre avec la certitude d’en avoir rien gagné, au bout du compte, que de franches courbatures et de vilains coups de soleil ?

Siri : Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par « Siri, dis-moi pourquoi devrais-je, le samedi, me lever à une heure encore plus matinale que celle à laquelle, toute la semaine durant, je me lève pour aller bosser et tout cela pour m’en aller m’épuiser la carcasse en suant comme un mineur de fond à grimper vers des hauteurs d’où nul n’a jamais su rien faire que redescendre avec la certitude d’en avoir rien gagné, au bout du compte, que de franches courbatures et de vilains coups de soleil ? »…

 

 

Dimanche 22 juillet 2018 – Rando littéraire à la Madone de Fenestre

Voudrait-on nous faire accroire que les accompagnateurs en montagne savent lire ? FAKE NEWS ! Et ce n’est pas ce grossier montage photographique qui saura nous convaincre du contraire. Constatez-le par vous même : nombreuses sont les preuves de la supercherie.

Par exemple, sur la photo n°4. A côté de ce prétendu accompagnateur-lecteur dont on voudrait nous faire gober l’existence, il y a une bouteille d’eau. A-t-on jamais vu un accompagnateur en montagne boire de l’eau ? Et son « auditoire » ? Regardez donc ! Elles ont toutes la tête baissée. La tête baissée de honte oui ! La honte de se prêter à cette indigne mascarade…

Sur la photo n°7 maintenant. Voyez dans quel état est le livre que tient ce comédien d’opérette qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas. Croyez-vous vraiment qu’un authentique serviteur de la littérature s’accommoderait d’une telle forfaiture ? Ce livre est un faux grossier. Il est l’addition de deux paquets de pages enserrés entre une grande feuille de carton sur laquelle on s’est appliqué à imiter la pourtant inimitable charte graphique de la NRF.

Sur la photo n°15 ensuite. Qu’y voit-on ? Une adolescente de 14 ou 15 ans. Quelle erreur ! Chercherait-on à nous faire admettre qu’une jolie petite adolescente de 14 ou 15 ans (enfin petite, faut l’dire vite…)  non seulement fait de la randonnée avec sa maman, le sourire et un goût prononcé pour les zeugmas mais qu’en plus, cerise sur le gâteau, elle s’intéresse à la littérature ? SUPER FAKE NEWS ! Vous avez déjà vu, vous, une adolescente d’aujourd’hui ? Vous imaginez vraiment que quiconque pourrait convaincre une adolescente 2.0 de lever le nez de son téléphone portable pour aller poser un pied devant et au dessus de l’autre pendant 4 heures et pour écouter un guignol qui se prend pour Guillaume Galienne massacrer du Le Clézio à 2000 mètres d’altitude. Oh non, c’est trop risible…

Et puis ce prétendu lecteur qui conserve ces lunettes de soleil constamment sur le nez. N’est-ce pas louche ça ? Voudrait-on dissimuler son regard torve, son expression naturelle de brute épaisse et mal embouchée, sa fourberie voire que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Il y a du conseiller en communication là-dessous…

N’en jetons plus. Une fois de plus Altiplus se ridiculise. Mais peut-être pense-t-on, chez ses broute-petits d’accompagnateurs à la poudre de curcuma, qu’il suffit de se mettre En Marche pour atteindre les sommets ? Eh bien non, messieurs-dame, il en faut un peu plus que cela. Car la vérité est toute crue : si l’on n’a pas épousé sa professeure de lettres avant 50 ans, on a raté sa vie…

Merci à Roxane et Patrick pour cet hilarant reportage photographique !

 

Samedi 14 juillet 2018 – Mont Sainte Marie

En cette veille de possible sacre mondial de son équipe de riches favorite, Altiplus avait pris la courageuse décision d’apporter une contribution décisive en programmant une randonnée propitiatoire destinée à ménager à ladite équipe l’assurance d’une victoire nette, sans bavure et avec trophée en or massif à la clé (laquelle n’était autre que la clé Deschamps, ce qui n’aura échappé à personne).

Courageuse décision en effet car en faisant cela Altiplus a pris le risque de se couper de sa base, de son public, de son cœur de cible, de sa patientèle en un mot tant il est bien connu que le randonneur est l’ennemi naturel le plus indécrottable du footballeur. En témoigne par exemple la persévérance avec laquelle le randonneur s’obstine à ne pas arborer de tatouage tribal ou bien à conserver sa pilosité corporelle naturelle (à l’exception notable du crâne de certains accompagnateurs mais, en vérité, ces accompagnateurs-là méritent-ils seulement le nom de randonneur ?).

Qu’à cela ne tienne ! Une fois n’est pas coutume, Altiplus avait pour l’occasion décidé de se mettre En marche et d’aider les riches à devenir plus riches encore. Car il ne faut pas s’y tromper : le salut de tout un pays était en jeu et Altiplus ne pouvait pas ne pas apporter sa pierre à l’édification d’une nouvelle unité start-up-nationale.

C’est pourquoi nous sommes revenus sur les lieux de la première victoire de la France dans un mondial de football. A cette époque, c’est-à-dire vers 5436 avant M’bappé, le football ne s’appelait pas encore football car la langue anglaise n’avait pas encore été inventée. Ainsi, en ce temps-là, les hooligans s’appelaient hompolitics, les goals s’appelaient onnpasspa, les corners s’appelaient aupiquet! et les penalties s’appelaient mêmpapeur. Quant aux joueurs, ils étaient sympas comme tout et s’appelaient tous parleurp’titnom.

Eh bien figurez-vous que c’est dans le stade de Fontanalba, au pied du mont Sainte Marie sur les flancs duquel nous avons déambulé ce samedi en faisant toujours attention à ne pas abîmer la pelouse, que la première victoire de l’équipe de France eut lieu dans l’histoire. Avant l’histoire pour être plus précis. Car chacun sait que l’histoire ne se souvient que des vainqueurs. Or, vous serez bien obligés d’en convenir, personne et vous pas plus que quiconque ne se souvient de cette victoire pourtant mémorable. CQFD.

Heureusement, Altiplus est là ! Et l’invocation des divinités cornues qui donnèrent du leur en ce temps-là pour que la France pût à bon droit s’enorgueillir de cette glorieuse épopée a eu l’effet escompté. En retrouvant la trace du premier pied jamais posé sur un terrain de football (à l’époque, les terrains étaient tracés sur des pélites permiennes à dominante rouge et la notion de planéité était toute relative), nous avons réanimé la fougue et l’allant victorieux de nos illustres ancêtres. Et c’est nantis de cette fougue comme de ces talents que les bleus de 2018 ont laminé les Croates dimanche soir. Car il n’est pas interdit de le dire : la devise de la République avait besoin de subir un bon coup de Grizou. Et Altiplus propose cet hymne à la joie : et un, et un, et deux, et trois, et quatre, et oups !  C’est pas l’pied ça ?