Dimanche 28 juin 2020 : Le Capelet Supérieur

Ce sont 14 participants et l’accompagnateur qui sont partis vers 9 h15 depuis le parking de l’Authion situé sous la redoute des 3 communes (alt 2024).

Après une brève montée, et un petit arrêt autour de la redoute (alt2080), nous avons entamé une descente vers le col de Raus. Le sentier du GR52 chemine à flanc de montagne sous la ligne de crête délimitant les vallées de la Gordolasque et de la Roya. Passant au niveau de la baisse de st-Véran (alt1840) puis remontant au col de Raus (alt 1999)

L’arrivée au col de Raus est magnifique et nous permet d’admirer l’objectif principal de la journée sous une météo 5 étoiles.

Nous suivons à nouveau le GR52, jusqu’à la baisse de Cavaline (alt2104) puis quittons le GR, pour entamer l’ascension en suivant peu ou prou la ligne de crête.

Nous atteignons finalement le sommet (alt2637) à 13h15. Les conditions de vent étant idéal, ce sera le lieu du pique-nique. Les nuages se formant, un front nuageux s’approche depuis le nord, bientôt notre vue sur le Gélas, le Clapier et même le Grand Capelet tout proche, s’estompe, il est temps de retourner. Il est 14h15.

Notre timing nous permettra de rester  constamment à la limite nuageuse, nous offrant le soleil sous un vent frais rafraichissant.

Dans cette itinéraire Aller-Retour, nous contemplerons à nouveau, les champs de rhododendron, les trolls d’europe, les alchémille des alpes.

Nous terminerons par une dernière et terrible remontée vers la redoute dominant les vallées

Retour au parking vers 17h30, ou nous découvrirons que la véhicule de Nathalie et Remi a un pneu crevé…..seul point d’ombre à une magnifique journée.

Mon ordinateur de bord aura décompté une dépense d’environ 2500 kCal, de quoi faire un bon repas bien mérité.

Régis

Rediffusion Spéciale – Dimanche 17 juin 2018 – Puy de Rent

Le Puy de Rent, c’est bien connu, est un lieu tout nimbé de mystère. On dit que les nuits de sabbat y sont plus fréquentes que les jours d’orage et les jours de grand vent additionnés auxquels on aura soustrait les jours où TF1 a dit qu’il allait faire mauvais alors qu’en vérité il aura fait très beau, ce qui n’est pas peu.

Tout nimbé de mystère, disais-je. Il n’est qu’à regarder les changeantes couleurs du ciel, les prairies parsemées de fleurs si étranges que le meilleur des accompagnateurs du monde n’est pas seulement fichu de se souvenir de leur nom et ces énigmatiques cailloux blancs disséminés en cercles dans l’herbe verte comme des pointillés inquiétants tracés sur le parchemin de la vie semblant présager d’un avenir funeste pour notre belle planète et nos non moins belles cacahuètes.

Mais quoi ? Aurions-nous eu la berlue ? De cailloux point. Il s’agissait de champignons… De jolis rosés des prés, ces cousins épris de liberté des champignons de Paris (parce que je ne veux pas dire mais Paris et la liberté ça fait deux)…

Pourquoi poussent-ils donc en rond ? Pour danser la Carmagnole, vive le son, vive le son, danser la Carmagnole vive le son du canon ? Eh ben non. Ces insolites formations circulaires ne sont rien de plus que la preuve incontestable du bénéfice tiré par les champignons subséquemment à l’atterrissage des soucoupes volantes. En effet, tous les ufologues vous le diront, il reste toujours, accroché aux flancs desdites soucoupes et qui est le résultat de voyages cosmiques réguliers et de moins en moins chers pour l’extraterrestre moyen, un peu de poussière d’étoile. Or, c’est bien connu, la poussière d’étoile est l’engrais naturel le plus efficace pour raconter n’importe quoi sur un blog suivi par la quasi totalité des habitants de la terre et par les adhérents d’un (formidable) club rando azuréen suffisamment crédules pour avaler n’importe quoi.

Notez qu’un petit rosé des prés avec une goutte d’huile d’olive et une petite tartine de tapenade, c’est tout sauf n’importe quoi…

 

Rediffusion Spéciale : Dimanche 1er juillet 2018 – Cime de Pelousette

Si vous n’avez pas les moyens de vous payer une pelouse – et Dieu sait combien cela coûte cher d’entretenir une pelouse – et que la perspective de devoir tondre ladite pelouse un certain nombre de fois par mois – ce qui multiplié par le nombre de mois que compte l’année et le nombre d’années qu’il vous reste à vivre donne un résultat parfaitement édifiant – vous inspire de longs soupirs de désappointement, alors ALTI+ est fait pour vous.

Si vous avez les moyens de vous payer une pelouse – c’est pas pour ce que ça coûte – et que le plaisir singulier de mettre votre goût pour les belles choses au service du plaisir des yeux de vos voisins en la tondant de temps en temps pour qu’elle soit toujours impeccablement verte et lisse – si ça n’est pas de la philanthropie ça ! – alors ALTI+ est fait pour vous.

Car ALTI+ ne fait pas dans la demi-mesure. Enfin si, pour l’occasion car une pelousette, c’est une petite pelouse. Une petite pelouse de rien du tout. Mais qui pousse gratuitement pour le bonheur de tous (et donc de vos voisins aussi) sur les hectares innombrables et non moins nombreux que le vent des cimes côtoie chaque jour avec une petite idée derrière la tête, que les moutons en villégiature tondent avec une conscience professionnelle qui frise la nouvelle-zélandéité et que les randonneurs foulent sans trop se fouler (et c’est bien ainsi sinon il faudrait appeler l’hélico toutes les cinq minutes).

Pour le prix d’un aiguisage de lame de tondeuse, donc, ALTI+ vous autorise à vous mettre dans la peau de ces moutons, enfin je veux dire de ces randonneurs à l’âme aventurière et au courage pas piqué des vert.e.s. Car enfin, si la pelouse n’était pas verte, le mondial ne serait pas le mondial. Et si le mondial n’était pas le mondial, nous ne serions pas en quart de finale. Et si nous n’étions pas en quart de finale, la pelouse serait plus verte chez le voisin. CQFD.

Rediffusion Spéciale : 22 avril 2018 – De Torri à Collabassa

Vous auriez vu ce soleil ! Il nous toisait de haut, son regard implacable fiché au fond de son orbite sur sa face d’astre du jour imbuvable et narquois, et semblait se délecter du poids qu’il ajoutait ainsi sur nos frêles épaules. Mais quoi ! Ne sommes- nous pas les guerriers de la sente improbable ? Nous étions équipés de tout notre attirail : chapeau, lunettes, crème solaire, eau en abondance et envie d’en découdre…

La lutte fut homérique. Mille fois, entre deux bosquets d’arbres pusillanimes, il nous assaillit de ses rayons ardents qu’il décochait tels des flèches acérées à la pointe enflammée sur toutes les parties de notre anatomie exposées à ses brûlantes piques sans se soucier seulement du désordre cosmique qu’un tel combat ne manquerait pas de provoquer là-haut, au royaume des astres, où le vide le dispute à l’ennui de toute éternité.

La lutte promettait d’en laisser quelques-unes sur le carreau. Des épaules imprudemment découvertes, des têtes non chapeautées, des chats bottés sans tête, des mollets saillant entre la tige de la chaussure et l’ourlet du bermuda et quelques gourdes à la contenance encombrée de modestie constituaient d’incontestables failles dans notre système de défense.

Il fallait que nous prissions des mesures radicales. L’idée nous vint de sacrifier les plus faibles d’entre nous. De les offrir en holocauste à notre ennemi grandiose et impitoyable. Mais notre guide en ce chemin avait d’autres desseins. Sur ces collines où résonnaient autrefois les chants des semailles et des récoltes maintes fois dans l’année se trouvaient nos alliés les plus redoutables. Certains avaient vu le soleil se déhancher lentement d’un horizon malhabile vers un zénith triomphant plus de 500 fois ! Ils connaissaient ses ruses. Ils avaient médité les leurs. Et le soleil avait renoncé à les soumettre à sa loi. Sous leur ombre multiséculaire, nous trouvâmes un abri. Et nous reprîmes des forces. Dans un champ d’oliviers…

La lutte fut rude et sans doute sans pareille dans l’histoire de ce petit coin du monde épargné par les ors funestes de la modernité. Mais nous fûmes vainqueurs. Et comme disait Desproges, qui était un soleil à nul autre pareil : vingt cœurs, ça n’est pas rien…