Dimanche 3 février 2019 – Le plateau Saint Jean

Une superbe modification de programme – orchestrée par Matthieu et Noémi – nous a permis de découvrir le plateau Saint Jean, sur la commune de Beuil. De l’organisation il en faut, pour venir à bout de la météo variable et du manque de véhicule avec chauffeur et chaînes. Mais de la ressource nous avons, pour ne pas louper une si belle journée.

Nous voilà donc à pied d’œuvre, chaussés, gantés, bonnetés, prêts à nous régaler. Pour certains participants c’est une découverte de l’activité, pour d’autre c’est une découverte des randonnées altiplus, pour une participante c’est même la découverte de ces montagnes du Sud.

La neige est là. On peut s’ébrouer, se jeter des boules, faire la trace, glisser sur les fesses, s’enfoncer jusqu’aux genoux. En tout cas, on s’émerveille. Nous avançons, rythme cool et pauses appréciables, pour commenter les alentours et les conditions.

Quelques traces dans la neige, laissent penser qu’en plus des bipèdes à bâtons, il y a ici des autochtones tel le lièvre variable (ou blanchon) et le renard. Ils profitent beaucoup du cynorhodon pour se nourrir. Bien sûr, on profite de tout cela quand on accepte de quitter la confortable trace damée, pour aller faire the trace in the snow.

La pause pique-nique à la chapelle était la bienvenue, pour se sustenter et partager. Puis l’arrêt au troquet fut agréable pour clôturer cette belle journée d’effort et de détente.

A bientôt, Jean.

Samedi 19 janvier 2019 – La Cime du Baudon

Le Baudon c’est la montagne à la mer. Elle est tellement proche, tellement présente qu’il ne faut pas oublier sa canne à pêche quand on monte là-haut.

Pour aller là-haut, on passe par des sentiers qui montent, qui montent, qui montent…guiliguiliguili. Et puis après pour redescendre on emprunte d’autres sentiers qui finissent au paradis.

Le paradis du coin, c’est Saint Agnès : village décor de cinéma, panorama synoptique, terrasse de café ultra sympathique, menus orgiaques… ça vaut vraiment le détour.

Des détours on en fait plein dans cette balade, notamment parce qu’on passe du versant sud au versant nord, parce qu’on franchit quatre cols, parce qu’on remonte quand on en a plus envie.

L’envie ça se travaille, ça s’entretient. L’envie d’aller là-haut. L’envie d’aller voir plus loin. L’envie de se vider la tête. L’envie de se fatiguer le corps. L’envie de partager.

Partager quoi ? Tout seul, l’un derrière l’autre, chacun dans sa tête. Et pourtant tous ensemble, vers le même objectif, à l’écoute les uns des autres. Parce que l’autre, c’est la vie.

Vivre. Se sentir vivre. C’est peut-être ça qu’on cherche en montant là-haut. Pour ma part, cette fois c’était réussi. Bingo ! aujourd’hui, c’était « du beau, du bon, du Baudon ».

Merci à vous et à bientôt, Jean.

Samedi 12 janvier 2019 – La crête du Content et le Mont Aunos

Il fallait y croire et nous étions ni moins ni plus qu’une dizaine pour cette aventure.

Le départ matinal n’a pas découragé nos adhérents, et ils ont cru dans la poudreuse, l’accompagnatrice n’a pas arrêté de se vanter qu’on aurait cela.

Certes à l’arrivée sur le parking et pendant la première partie de notre ascension on aurait pu mettre en doute les promesses de l’accompagnatrice mais la surprise était bien là, bon il fallait y faire 750 m de dénivelée pour y profiter de cette poudreuse. On a quasiment tous goutté de très prés cette matière blanche froide et humide. On a même eu du mal à soustraire un des participants de la neige. On ne sait pas s’il a suivi la piste d’un Tétras Lyre ou biche ou sanglier etc. En tout cas même si nous ne les avons pas vu en chair et en os mais des traces il y en a eu de par tout.

La salle à manger était avec une vue dégagée et en plein Soleil. Une journée en compagnie d’un groupe plein de bonne humeur; Nous avons clôturé notre journée autour d’un vin chaud.

Il y a qu’à espérer que la neige va finir par arriver dans nos Alpes de Sud aussi nous sommes prêt à repartir pour des nouvelles aventures;

Je vous dis à bientôt Noémi, qui a envoyé une demande dans son pays natal pour commander de la neige car là-bas il commence à on avoir trop. J’ai dit nous prenons l’excédent 🙂 … Merci Sylvie pour les photos

Samedi 5 janvier 2019 – Le sommet Pelet

Petites par la taille mais hautes en couleurs, les montagnes de l’Esterel nous ont encore une fois ravis et ravivés. Pour cette première de l’année, il fallait bien ça ; c’est-à-dire du visuel, du lumineux, du coloré.

Il faisait encore frais aux premiers pas, mais la piste montante nous a bien vite décongelé, puis le soleil nous a réchauffé. Premier Streep tise, au Mont de Théoule, avant d’attaquer la montée sur le sommet des Grosses Grues. Là c’est du bon raide, qui glisse, qui roule, qui chauffe les cuisses. Mais ça vaut le coup, pour le point de vue.

Ensuite, on redescend tout sur la pointe des pieds (comme une danseuse) jusqu’au col de la Cadière. A nouveau de la piste, pour rejoindre le sommet Pelet, le fameux qui donne son nom à cette sortie.

Qu’en est-il de cette seconde ascension ? Encore un peu de raide avec du caillouteux, du buissonneux, du rocheux où il faut même mettre un peu les mains pour s’apercevoir qu’on est au sommet. Là nous y voilà. Ici on bouffe, on pause, on jumelle, on partage, on commente, on sort la paperasse.

Puis on se rhabille sur la digestion et on entame la descente vers le centre de la caldeira et les profondeurs de la terre. De crêtes en vallons, nous nous rapprochons des vibrations. Et là, bien au milieu, se dresse l’arbre fétiche, le totem exutoire. Laissez-vous vibrer, avant de rejoindre vos pénates.

En bref : que du bonheur !

A bientôt, Jean.