Samedi 24 octobre Sommet du Carton

A nouveau dans l’obligation de modifier notre programme suite aux dégâts provoqués par la tempête Alex et par conséquence l’accès impossible à la vallée de la Tinée alors nous avons choisi de nous rendre dans le secteur d’Annot et de la Colle Saint Michel.

Au programme le sommet du Carton altitude 2614 m. Pour l’ascension de cette montagne plusieurs départs sont possibles mais pour notre groupe ce sera Peyresq, petit village au bout du monde. En cette période de l’année le trajet routier offre des paysages qui sont des véritables plaisirs des yeux avec les couleurs d’automne.  » Mais pourquoi ne s’arrête t’on pas pour faire des photos? » « – Juste parce que notre journée est longue et que le couvre feu nous oblige un peu à contracter le temps »

Peyresq est le village type ou on a envie de se poser le temps d’un we juste pour profiter de cet endroit merveilleux. Le peu d’habitants sont encore endormis quand nous partons à l’assaut du Carton. Rapidement on s’élève au dessus des maisons à travers les pins sylvestre. Le paysage est varie et on débouche quelques encablures plus haut sur les premiers mélèzes aux couleurs d’or. A la sortie des mélézins et après la traversée d’une zone marno-calcaire une grande zone dégagée s’offre nous,nous sommes au plan du Riou occupé par les moutons en période d’estive, vue sur le Couradour, le Grand Coyer et aussi le Carton

Nous poursuivons ensuite avec le franchissement de deux ravins et une partie un peu plate pour arriver aux cabanes pastorale du Pasquier ou une petite halte est de rigueur avant la partie qui conduit la Baisse du Détroit. A nouveau une partie dans les marnos-calcaire ou il faut être un minimum vigilant et nous voici à 2472 mètres au col. A droite le Grand Coyer à gauche le sommet Carton.

Enfin plus que 142 mètres à parcourir pour atteindre le sommet du Carton. La haut c’est le top, vue sur les Ecrins, les sommets du Mercantour, les lacs de Lignin …….

Retour au collet pour le repas et une pause au soleil sans aucun vent, le bonheur. Le retour se fait par le même itinéraire et l’arrivée aux voitures à la nuit à la fin du jour. Une semaine plus tard nous devions être à nouveau confiné pour la saison 2.

Rediffusion Spéciale – 26 Mai 2013 : Fête de la Nature, Les orchidées de Saorge

Oh combien de randonneurs s’étonnent lorsque nous, accompagnateurs en montagne, leur présentons des orchidées à travers nos balades. « Une orchidée sauvage ». En effet notre magnifique parc national du Mercantour en recense 63 espèces différentes. Rien de comparable à la taille des orchidées qui poussent sous serres, mais elles sont tout aussi jolies et remarquables! En tout cas pour celui qui prend le temps de les observer de près. Les photos ci-dessous confirmeront mes propos.

La découverte des orchidées de Saorge a été la principale thématique de la journée et nous avons été bien récompensé puisque nous en avons recenser 12 espèces différentes au minimum!

Pour terminer la journée, nous avons visiter la mielerie de Saorge avec des miels remarquables comme de la framboise, du rhododendron et d’autres…

Merci aux Saorgiens que nous avons croisés pour leur accueil et merci à tous les participants. Merci aux photographes Christian, Luc, Nadia et moi-même.

Rediffusion Spéciale : 11 Janvier 2015 – « Altiplus est Charlie » au collet d’Huesti

Avant propos: La recette de cette journée hors adhésion est reversée au magazine Charlie hebdo pour un soutien manifeste au droit d’expression.

Texte et photo de Chantal Mei

En ce dimanche nous étions nombreux à venir randonner sur les sentiers avec un superbe temps et des températures assez douces. Mais c’est aussi un dimanche très particulier, car notre cœur, celui de chaque randonneur criait tout haut « je suis Charlie », alors nous avons marché pour Charlie qui nous a accompagné tout au long de notre journée. Nous sommes partis du Cros d’Utelle avec deux guides Philippe et Matthieu, et deux invités surprise se sont joints à nous : Marion et Gabriel avec leur petite princesse qui a randonné sur le dos de son papa bien à l’aise. Cheminant à travers les pins d’Alep et beaucoup de végétation, nous voyons les terrasses de cultures qui nous entourent et les terrains sont propices pour les moutons (qui sont restés cachés). On peut voir aussi beaucoup d’oliviers et Philippe nous explique qu’ils sont beaucoup exploités ici et que nous sommes pratiquement à la limite de leur implantation qui est à 800m d’altitude, c’est un arbre qui résistera moins bien au-delà. Nous continuons notre chemin à travers la végétation bien présente et nous passons sous une arche de rochers qui ont une particularité. Il y a eu une rivière qui s’est écoulée à travers les roches et qui s’est fossilisée. Cet écoulement a créé une trace tout le long de la roche avec les galets qui ont été transportés et emprisonnés dans l’argile. On peut apercevoir des petites formations de calcites, l’eau qui s’est infiltrée, et avec le calcaire qui ressurgit avec la réaction chimique commencent à dissoudre la roche et à se déposer à la surface.
Nous voyons toujours une végétation bien diversifiée et généreuse composée de pins d’Alep, avec beaucoup de buis, des genêts, des cyste cotonneux, du Cade (genévrier sous forme d’arbre pouvant atteindre 4 à 5 m de haut) et du genévrier.
Après une belle montée tout en douceur, nous avons vue sur les sommets environnants avec le mont Vial, les roches rouges du Daluis et le mont Mounier. Le village de Gilette nous fait un clin d’œil de loin et nous terminons le dernier tronçon de notre montée où notre super Philippe nous annonce que le spectacle va commencer… Nous dépassons les derniers arbres pour arriver sur un plateau et là… époustouflant, un panorama magique s’offre devant nous, nous laissant sans voix et nous laissent échapper des « Waouh » d’admiration. Toute la chaîne des montagnes enneigées est devant nous comme le grand Capelet et le Clapier, entourées de végétation, de la chaleur du soleil et du bleu éclatant du ciel, on pourrait rester indéfiniment devant ce magnifique tableau. Nous sommes donc arrivés au collet d’Huesti. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter déjeuner, nous buvons à la santé de Marie-T. qui fête son anniversaire, les boissons coulent à flot.
Nous repartons et nous empruntons une descente assez caillouteuse et nous avons vue sur le village de la Bollène Vésubie, la forêt de Turini, la fameuse montagne de l’Authion qui est chargée d’histoires par la présence des allemands en 45 et avec plus de 2500 militaires qui occupaient les forts datant d’avant Maginot et qui remontent à l’époque de Séré de Rivières. Nous terminons notre descente toujours entourés de la belle végétation et du temps idyllique. Merci pour ce voyage hors du temps !