23 avril 2017 : Le Mont Arpille

L’Arpille est un sommet perdu au fin fond de la vallée de l’Estéron. Perdu, mais dominant toute la région, offrant un incroyable panorama à 360° (presque une vue aérienne!)  sur les vallées alentours au relief escarpé, les petits villages perchés, … et au fond le Mercantour encore enneigé! D’ailleurs le sommet abrite un poste de guet pour les incendies.

Pour répondre à nos questionnements concernant l’étymologie du nom Arpille, vous pouvez lire cet essai de toponymie de la commune du Mas (sur laquelle s’est déroulé l’intégralité de notre randonnée), mais sachez que la racine « Arp » que l’on retrouve fréquemment en montagne (Arpille comme ici, mais aussi Arpette, etc) est un dérivé de la racine « Alp » et désigne toujours une zone d’alpage, de prairie. Tout simplement!

Merci à tous pour votre présence lors de cette sortie qui sera peut être la dernière avec Altiplus pour moi…

Merci à Laurent pour toutes ses belles photos.

29 janvier 2017 : La Tête de Giarons

Alors qu’en montagne la nuit avait été étoilée, c’est la pluie qui attendait les azuréens de la côte au réveil! On a connu mieux comme facteur de motivation… mais heureusement personne ne s’est laissé leurrer par ce ciel facétieux. Et c’est réchauffé par un soleil éclatant que notre petit groupe chausse les raquettes au Col de la Couillole dans une belle ambiance blanche. Grâce aux (très) légères chutes de neige de la semaine précédente, un fin manteau blanc recouvre en effet tout le paysage. Juste de quoi, une nouvelle fois, leurrer le randonneur trop pressé de conclure que les conditions sont idéales pour la pratique de la raquette à neige! Si nous avons pu fouler les flocons toute la journée au cœur de magnifiques paysages immaculés, la pelouse et les cailloux n’étaient jamais très loin sous nos pas… ce qui ne nous a pas empêché de profiter de cette belle matinée et d’un bel itinéraire entre forêts de mélèze et grand désert blanc! Les nuages arrivés en force à la mi-journée n’ont pas réussi à gâcher notre plaisir, même si nous aurions apprécié la chaleur des rayons du soleil lors de notre pause pique-nique au sommet de la Tête de Giarons. L’occasion de rappeler qu’en montagne il faut toujours se méfier des apparences : ce n’est pas parce qu’il fait beau et chaud au départ qu’il en sera de même toute la journée…

Vu que nous avions eu la bonne idée de laisser un véhicule à Roubion, nous avons pu éviter un aller-retour fastidieux et profiter d’une belle boucle sauvage, parfois même un peu trop! Pensant trouver un peu plus de neige dans un versant nord et forestier, nous avons pu tester la polyvalence de notre équipement : finalement les raquettes ont plutôt une bonne adhérence sur les branchages et mousses juste saupoudrés de quelques flocons! En optimisant l’itinéraire à la recherche de chaque centimètre de neige, nous avons quand même réussi l’exploit de garder les raquettes aux pieds jusqu’à la porte du bistrot où nous avons terminée cette bonne journée autour d’une boisson chaude.

Merci à Christine et Safir pour le complément de photos.

20 novembre 2016 : le Mont Vial

Chez Altiplus, nous aimons bien jouer et… gagner! Une nouvelle fois les prévisions météo n’étaient pas fantastiques pour ce dimanche, s’améliorant doucement de jour en jour : la pluie n’étant finalement annoncée qu’en fin d’après midi après une journée plutôt nuageuse. Personne n’a renoncé et personne ne le regrette!

Nous attaquons l’ascension du Mont Vial par sa face sud. Le sentier s’enroule autour de ses flancs abruptes, offrant des panoramas saisissant sur toute la région : Sud, Est, Nord; la côte, l’arrière pays Nicois, la vallée du Var et les profondes gorges de la Mescla et enfin le Mercantour enneigé dont les sommets disparaissent malheureusement déjà dans le plafond nuageux. Une montée assez régulière, pimentée par quelques passages un peu vertigineux et quelques épingles ou la pente se redresse! Rien qui ne puisse vraiment ralentir notre bon rythme.

La Balme du Vial nous permet une pause troglodyte, dans une douceur inattendue. Cette grande grotte aurait pu être un bel abri, finalement inutile, le soleil perçant même les nuages de temps en temps.

Le sommet nous offre, comme promis, une vue exceptionnelle à 360° sur toute la région. La vallée de l’Estéron, son relief découpé et abrupte, ses forêt rougeoyantes et ses villages perchés est éclairée par de magnifiques rayons solaires : des images et des couleurs incroyables. Plus loin, la côte méditerranéenne n’est pas en reste : de l’Esterel à Nice, en passant par le Cap d’Antibes, des spots de soleil illuminent la surface de la mer. Des lumières et des images magnifiques que nous n’aurions jamais eu l’occasion d’admirer par grand beau temps!

Mais les nuages n’ont pas que des avantages : le soleil n’aurait pas été de trop pour réchauffer notre « salle à manger ». Le pique-nique est donc avalé prestement, pressés que nous sommes par le froid qui nous engourdi les doigtes et quelques gouttes qui s’invitent.

La descente commence par la longue crête Ouest, nous permettant de prolonger le plaisir de ces vues dominantes. Tout en restant bien concentré sur notre marche, rendue difficile par des rochers humides qui ont provoqué quelques glissades plus ou moins contrôlées mais heureusement sans conséquence.

Après la crête, nous continuons à perdre de l’altitude par une grande traversée du flanc Sud en direction de Tourette du Château. Nous voyons des averses approcher, nous frôler, mais sans jamais nous toucher! Et même si nous avons sorti (puis rentré) plusieurs fois nos vestes de pluie par précaution et crainte de ce que nous voyions venir, nous pouvons dire que nous avons finalement échappé à la pluie.

Cette randonnée fut donc, une nouvelle fois, une victoire sur les prévisions pessimistes. Une belle randonnée illuminée par de beaux rayons de soleil qui s’est terminée autour d’une boisson chaude ou d’une bière dans le charmant village de Gilette.

Merci à Marie-Lyse, Sylvie et Jean-Jacques pour leurs photos.

13 novembre 2016 : le Village Nègre

Encore une fois, les prévisions météo ont joué avec nos nerfs lors de la préparation de cette sortie : jusqu’à vendredi la pluie était annoncée pour dimanche, puis, progressivement les prévisionnistes ont retourné leur veste jusqu’à ce dimanche finalement bien ensoleillé!

Ceci expliquant cela, et en y ajoutant quelques désistements de dernière minute, c’est un petit groupe de seulement sept randonneurs, plus leur guide, qui s’ébranle dans le froid et l’isolation du plateau Saint Barnabé. Froid? Une fine couche de glace recouvre les flaques d’eau! Isolé? Il n’y a aucune autre âme qui vive en ce dimanche matin… De quoi en rajouter encore à l’ambiance et à la réputation du lieu. Quelle réputation? Celle d’une zone internationalement connue pour ses phénomènes paranormaux! Au-delà du paysage tourmenté, au reliefs étranges, certains y ont observé des pierres volantes, des boules de feux, … et d’autres phénomènes thermiques et sonores et inattendus.

Mais pas de panique! Des explications scientifiques (plus ou moins) permettent de se rassurer, d’éloigner les extra-terrestres (sans préjugé de leur éventuelle sympathie) et de profiter de cette belle balade qui nous mène au charmant village de Courmes où nous faisant la connaissance d’un garçon fort bavard nommé Célestin avec qui nous discutons devant la Chapelle Sainte Madeleine. Madeleine qui est d’ailleurs parmi nous!

Après cette pause rurale, nous attaquons la seule montée du jour. La seule, mais qui nous aura tout de même fait un peu transpirer! Juste ce qu’il faut pour avoir bon appétit lorsque nous nous arrêtons sur un magnifique balcon naturel, dominant les Gorges du Loup, le massif de l’Estérel au loin.

Il ne nous reste plus qu’à retraverser le plateau pour terminer la journée, sans oublier le but initial de la randonnée : le « Village Nègre » ou « Village des Idoles ». Après un court cheminement hors sentier, nous découvrons cet ensemble de rochers calcaires stratifiés étonnamment sculptés par l’érosion. Leurs formes sont extravagantes et évocatrices… et, en se promenant entre les blocs éclairés par la lumière rasante de cette après midi de novembre, notre imagination s’envole : un dromadaire, une tête de singe, un sphinx, une tortue posée sur un immense bloc, une tête d’indien, une muraille, un château fort...

Finalement une randonnée pleine de surprise dans un secteur que beaucoup pensait bien connaître! Il y a toujours quelque chose à découvrir dans la nature!