Journée « Montagnes Solidaires » du 11 août 2018

Un grand merci à tous ! Grâce à votre participation à cette journée, Altiplus a collecté 529 euros sur les randonnées et 281,50 euros sur le concert du massacreur de Léo Ferré, soit une somme de 810,50 euros qui seront reversés à SOS Méditerranée prochainement (dès le retour de Philippe qui tient les cordons de la bourse !). Par ailleurs, l’hôtel du Grand Capelet reversera également 100 euros de son côté.  Cela donnera donc un total de 910,50 euros qui serviront directement à participer au financement des opérations de sauvetage de l’Aquarius et nous ne sommes pas peu fiers d’avoir ainsi apporté notre pierre, aussi modeste soit-elle, à l’édification d’une solidarité européenne digne de ce nom…

Un petit lien enfin vers cette tribune qui rend compte de l’engagement de la société civile :

http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/Tribune-Aquarius-01-08-2018

Merci encore et à bientôt sur les sentiers…

Dimanche 5 août – Tinée – Roya et le trou des Corneilles

On dit de la Corneille, oiseau babillard au cri rauque et puissant, qu’elle criaille, craille, babille ou graille. Elle est aussi surnommée petit corbeau ou corbine à cause de son plumage noir brillant et de ses habitudes qui la rapprochent du corbeau. D’un naturel fort rusé et méfiant, elle ne donne guère dans les pièges qu’on lui tend car son odorat est très subtil.

La Corneille est carnassière et se nourrit de charognes mais aussi de vers, d’insectes, de grains et de noix dont elle est friande, elle pille aussi les nids des autres oiseaux. Comme la pie, elle est capable de parler et de dérober tout ce qui brille.

On prétend que la Corneille vit neuf âges de l’homme, qu’elle sert de guide aux cigognes pour traverser les mers et qu’elle s’allie au héron pour combattre la belette et le renard, ses grands ennemis. Elle a la chouette en horreur et prend un malin plaisir à casser les œufs de cette dernière. La Corneille aurait un instinct pour prédire l’avenir et, de tous les oiseaux, elle était de loin celle que l’on consultait le plus pour les augures en observant son cri, son chant ou son vol. Cependant, les anciens interprétaient son chant comme un mauvais présage. Elle est aussi l’emblème de l’indiscrétion.

Enfin bon, tout ça c’est bien intéressant mais au trou des Corneilles, des Corneilles, on n’en a pas vu du tout ! On a bien vu quelques vautours mais pas le fameux oiseau qui est censé s’abriter dans cette curiosité géologique pour fuir les chaleurs de l’été.

Au départ de Roya 13 courageux marcheurs aguerris, 2 jeunes randonneurs et un accompagnateur en herbe traversent ce charmant village de la Tinée et empruntent la piste qui mène au col de Pal.

Nous aurons le temps de profiter d’une belle matinée en découvrant un panorama magnifique sur le Mont Mounier et ses alentours. La traversée des roubines noires sous les falaises calcaires avec les senteurs de Lavande en fleurs, la découverte des granges typiques de la Tinée, des restanques et des pâturages toujours verts alors que nous sommes presque à la mi-aout…

Tiens pourquoi sont-elles toujours aussi vertes nos montagnes d’ailleurs ? D’habitude, à cette période tout est sec… Ah oui c’est parcequ’il pleut presque tous les jours depuis le mois de Janvier !

Donc inévitablement après notre bain de soleil en bordure de rivière, nous expérimenterons avec plus ou moins de plaisir cette (très) rafraichissante douche d’été  à notre arrivée au Clos Giordan!

On terminera ensuite notre ballade par un verre mérité dans le gîte local où on constatera que tous les randonneurs du coin s’étaient réfugiés.

Merci à tous pour votre sympathique participation à cette randonnée !

A bientôt Raphael

Samedi 4 août – Roya – Les lacs de Valmasque

Castérino, Roya, Basto, Valmasque, Vastière des Dragons… dans quel pays sommes-nous allés traîner nos guêtres ce samedi ?

La Roya est la vallée la plus septentrionale de notre hexagone, on y accède difficilement en franchissant frontières, cols, gorges, tunnels. Française depuis 1947 seulement, on se croirait presque au pays des irréductibles.

Castérino, c’est le fond, le dernier lieu habité. C’est un petit paradis secret, chatoyant, verdoyant, ruisselant.

La Valmasque c’est la vallée qui contourne le Dieu Bégo et ses gravures maléfiques. Comme son nom l’indique, on risque d’y rencontrer des sorcières, qui s’y sont réfugiées et fricotent avec des dragons.

Le Basto c’est le bastion, la tour de guet qui en contrôle tous les accès. Notamment le passage des randonneurs imprudents qui s’aventurent dans ces contrées inhospitalières.

Alors nous y voilà. Au début c’est facile de remonter sur cette ancienne piste militaire bordée par le torrent où rigolent les marmottes. Tout le monde discute et plaisante.

Mais un peu plus haut, après la cascade rafraîchissante, lorsqu’il a fallu quitter ce bon sentier, pour aller marcher dans les herbes hautes, c’était déjà un peu plus tendu. Après il n’y avait plus d’herbe, puisque nous remontions des rochers escarpés en contournant au mieux des barres rocheuses infranchissables et vertigineuses.

Pour finir, dans ce vallon sans nom avec un lac qui en fait n’existe pas, nous nous sentions bien petits et complètement perdus.

Heureusement en suivant un itinéraire de chamois, nous avons basculé de l’autre côté, pour découvrir le lac Basto et retrouver le bon sentier dallé, balisé, panneauté, fréquenté et pollué d’innombrables PQ crotteux.

Finalement nous étions pas mal, perdus, tout seuls, de l’autre côté.

A bientôt JEAN Capitant