Les prochaines randos…

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Dimanche 4 novembre 2018 – Le vallon de Saint-Blaise et les sculptures de Jean-Pierre Augier

Comme un instant d’éternité

Sur son étal aux reliques ferrugineuses,

Outils au rebut, vieilleries miraculeuses…

Démiurge, le maître façonne le temps,

Le remodèle, à l’aune de son talent :

L’âpre labeur d’antan désormais sublimé

En divines et fines formes féminines…

De joyeux phénix peuplent même la forêt.

Dans son atelier, un secret ballet s’anime :

Des esquisses animales, vivant bestiaire,

Ses enfants issus d’un fertile imaginaire.

Délicatement apposée sur chaque objet,

La pâte abolit la rouillure des années :

A notre regard, un instant d’éternité.

Socs d’araires, lames, maillons, marteaux ou clefs,

Des outils, la rudesse et la rusticité

Transfigurées en gracieux couples enlacés

Dansant la vie, la beauté, un élan, l’envol…

Un art, geste d’amour, valant mille paroles.

Ovales ou arabesques, sculptures en rond,

La courbe émouvante de ces ventres féconds

Couvant le futur d’une douceur infinie :

Merci, Monsieur Augier, pour cette épiphanie !

Et merci à Marie-Nat pour ces jolis mots…

Samedi 3 novembre rando le Caire gros

Parfois, l’hiver surtout il m’arrive de ne pas être au courant des évolutions du temps, de la nature et en particulier de l’enneigement. Ceci arrive souvent lorsque, passant le semaine dans une autre région en déplacement réguliers, je suis provisoirement déconnecté. Mais là, j’avais téléphoné à Matthieu, puis à Jean pour parler de l’itinéraire à emprunter afin de rendre la classique ascension du Caïre gros depuis Valeblore, originale depuis les granges de la Brasque. Vous croyez qu’il m’aurait informé du fait qu’il soit probable que les longues pluies des 28 et 29 octobre dernier avait déposé 50 cm de neige au dessus de 1900 m.

Certes, il n’en restait que 10 ou 20 cm bien tassés par endroit mais l’ensemble de la randonnée (hormis la montée depuis les granges de la Brasque) se sont déroulés les pieds dans la neige. Certes parfois juste à marcher SUR la neige mais en tout état de cause les chaussures sont présentement encore en train de sécher 4 jours après….

Malgré tout, un soleil, au début hésitant, puis persistant et chaud nous a accompagné et nous a évité d’avoir un peu froid peu être. La bonne humeur des participants, ravis de baigner dans cette ambiance hivernale avant l’heure (prévue..) a permis de récompenser tout le monde et en particulier la persévérance du guide. Ce dernier avait néanmoins été préalablement moqué et passablement chambré. L’ascension finale du Mont Chalancha nou offrit l’un des plus beaux 360° du secteur. Tous les sommets enneigés et le Gelas la tête dans les nuages!

Dimanche 21 octobre Rando Saint Vallier de Thiey patrimoine – Pays Grassois – « Couleurs d’automne »

A propos de la rando de ce dimanche à Saint-Vallier c’est « 0. », (on prononce zéro pointé).

Qu’à t’il bien pu se passer ? Prenons les paramètres les uns après les autres :

Le temps passé à l’organisation du co-voiturage : cela a pris plusieurs heures sans rechigner avec un beau tableau Word à la clé.

Le temps de préparation du propos de l’accompagnateur : ce n’est que du plaisir pour se replonger dans les fiches qui expliquent tout ce qu’on va voir.

Le temps de repérage de l’itinéraire : merci au GPS, dont la batterie ne nous a pas lâché.

Le minibus Argos : c’est lui qui solutionne de justesse le problème du covoiturage ; encore une fois, il n’y a pas assez de conducteur ! J’en profite pour transmettre un GRAND MERCI, à ceux qui se proposent de chauffer les passagers.

Les rdv et le trajet jusqu’au parking de départ : aucun retard de participants, aucun oubli, aucune perte. On a quand même eu une petite aventure avec la porte arrière du minibus (juste pour rigoler).

Le parcours : un peu de piste, un peu de sentier, un peu de hors sentier. Juste de quoi associé un brin de convivialité, avec un zest d’effort + quelques gouttes d’aventure.

La rando en elle-même : on a tout vu, sans se presser, sans se perdre, avec un super coin de pique-nique, et la sieste n’en parlons pas + la rencontre avec deux mantes religieuses et deux bourricots + la rencontre avec l’association « Les Géophiles » et leurs charrettes électriques. Juste une petite frayeur pour Jacqueline (la doyenne de la journée), qui pas loin de l’arrivée, à basculer vers l’avant à la suite d’un dérapage. Chute heureusement sans gravité.

La météo : parfaite, du beau pas trop chaud, juste comme il faut pour apprécier les rayons du soleil.

Les couleurs : ça y est c’est bien l’automne. Les couleurs sont là pour en parler et la luminosité aussi.

A l’arrivée : tout le monde est content de ces 335 m de dénivelé et presque 10 km.

Alors voilà : zéro pointé pour ce zéro faute. Ce qui n’était pas gagné d’avance vu l’emballement des inscriptions : nous étions quand même 28.

A bientôt à tous, Jean.

 

Samedi 20 octobre 2018 – Haut Var – Tête de la Colombière

Ce jour là, nous croyions n’être que six.

En vérité nous étions une multitude.

Ainsi que des ravis dotés, sans qu’ils le sussent, du don d’ubiquité…

En montant, très solennellement,

Émilie émit l’hypothèse

Que Patrick n’a de patrie qu’en montagne.

C’est sans doute vrai.

Plus haut, où les arbres renoncent,

Fleur se serait bien plantée là,

L’idée l’effleura,

Mais nul n’est fleur, hors son pays…

L’objectif enfin apparut dans la mire.

Nous alignâmes alors

Tout ce que nous trouvâmes autour de nous

Pour tracer l’azimut :

Carreaux, lits, nœuds et Caroline aussi…

Puis, lorsque nous fûmes parvenus au sommet,

Anne sortit un appeau

Et pria la Tramontane

De nous y siffler la chanson de Peau d’Âne.

Mais la Tramontane

Est un vent que l’appeau damne.

Si bien qu’elle s’en fut, sans rien siffler,

Toute penaude, à travers la montagne.

Et nous pûmes ainsi

Déjeuner tout là-haut,

Perchés sur le sommet,

En ayant eu, rare privilège,

La peau du vent mauvais…