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Dimanche 8 juillet – les lacs morgon

Arrivés sur ce parking au décor quasi lunaire du camp des fourches, les 4 conducteurs se sont étirés comme après une bonne journée de trail. Ce n’était que l’effet des 1h30 qui nous séparait du parking de Castagniers (point de RDV historique d’Altiplus mon dieu qu’est ce qu’on va faire le jour où les autorités déciderons d’y établir un « Super U » ou que sais je un « Easy Love »). Pouf pouf je m’égare je fais du Matthieu Whyte dans le style.

Plus sérieusement, c’est très loin mais qu’est ce que c’est beau (pour paraphraser un célèbre président tâtant le cul des vaches). Peu d’autres randonneurs croisés dans ce vallon de salso moreno qui, prolongé sur sa droite par le vallon de la cabane, nous aura regardé arpenter ses pentes jusqu’au verrou glaciaire des Lacs de Morgons, pour enfin revenir en boucle par le vallon de Georgon long.

Que nous donc et quelques 2 ou 3000 brebis qui venant d’élire domicile à Salso moreno pour l’été et que l’on a croisé sur le retour. Sur le chemin, de nombreux autres lacs déjà mort (au sens géologique) et les marmottes qui s’ébrouent ou qui croient que l’on ne les voit pas.

L’ensemble de cette vallée érodé et rabotée par l’érosion est dominée au Nord par de hautes falaises calcaires qui nous regardent en permanence (du Rocher des trois évêques à la cime de la Pelousette en passant par la Tête carrée). Il s’agit des nappes de charriages qui viennent des alpes de hautes Provence, et qui se sont effondrées ici laissant apparaitre en coupe toutes l’histoire géologique qui les ont précédées.

Très belle journée estivale sans grande chaleur car le vent est souvent présent sur les crêtes de la Bonnette, visible à quelques encablures de là. Rafraîchissement bien mérité à l’auberge de Bousseyas (300 m en dessous du col) et nous voilà prêt à repartir!

Dimanche 1er juillet 2018 – Cime de Pelousette

Si vous n’avez pas les moyens de vous payer une pelouse – et Dieu sait combien cela coûte cher d’entretenir une pelouse – et que la perspective de devoir tondre ladite pelouse un certain nombre de fois par mois – ce qui multiplié par le nombre de mois que compte l’année et le nombre d’années qu’il vous reste à vivre donne un résultat parfaitement édifiant – vous inspire de longs soupirs de désappointement, alors ALTI+ est fait pour vous.

Si vous avez les moyens de vous payer une pelouse – c’est pas pour ce que ça coûte – et que le plaisir singulier de mettre votre goût pour les belles choses au service du plaisir des yeux de vos voisins en la tondant de temps en temps pour qu’elle soit toujours impeccablement verte et lisse – si ça n’est pas de la philanthropie ça ! – alors ALTI+ est fait pour vous.

Car ALTI+ ne fait pas dans la demi-mesure. Enfin si, pour l’occasion car une pelousette, c’est une petite pelouse. Une petite pelouse de rien du tout. Mais qui pousse gratuitement pour le bonheur de tous (et donc de vos voisins aussi) sur les hectares innombrables et non moins nombreux que le vent des cimes côtoie chaque jour avec une petite idée derrière la tête, que les moutons en villégiature tondent avec une conscience professionnelle qui frise la nouvelle-zélandéité et que les randonneurs foulent sans trop se fouler (et c’est bien ainsi sinon il faudrait appeler l’hélico toutes les cinq minutes).

Pour le prix d’un aiguisage de lame de tondeuse, donc, ALTI+ vous autorise à vous mettre dans la peau de ces moutons, enfin je veux dire de ces randonneurs à l’âme aventurière et au courage pas piqué des vert.e.s. Car enfin, si la pelouse n’était pas verte, le mondial ne serait pas le mondial. Et si le mondial n’était pas le mondial, nous ne serions pas en quart de finale. Et si nous n’étions pas en quart de finale, la pelouse serait plus verte chez le voisin. CQFD.

Samedi 30 juin – Haut var Cime de l’Aspre

En ce beau dimanche (une de ces rares journée de cette belle saison 2018 où l’on est quasiment sûr qu’il ne va pas pleuvoir), il fallait être là pour profiter de 2 accompagnateurs le professionnel et le stagiaire, le brun et le blond. Tant de compétences mobilisées pour seulement 6 courageux randonneurs et randonneuses qui avait décidé de passer cette première journée de grande chaleur à plus de 2000 mètres d’altitude.

Il y eu d’abord un peu de retard dans le calage des RDV aux différents parkings; puis ce fût la piste pour rejoindre le hameau des Tourres depuis Chateauneuf d’entreaunes. Une de ces pistes telles celles de Longon, longue de 7km et traversant parfois des ravines de marnes noires ou il convient de ne pas se trouver lors de grandes pluies. On est surpris de s’apercevoir à l’arrivée que le hameau est alimentée en électricité et téléphone! Au final on commence à marcher à 10 heures du matin… (un peu tard jeune homme).

Mis à par le fait que chacun ait pu rentrer chez soi que vers 20h, cette magnifique journée n’en a pas été affectée. Marmottes, chamois, prairies alpine saturée de rhinanthes et de scabieuses. La magnifique et mystérieuse silhouette de la cime de Pal en arrière plan permanent. Le final de l’ascension de la cime de l’Aspre très alpin mais toute la petite troupe derrière moi s’est avérée être en très bonne condition physique. Ainsi le retour a été fait en improvisant une boucle hors sentier où il fallait de solides chevilles et un pied sûr par endroit.

Raphael (le stagiaire) et serge sont rentrés chez eux avec de quoi faire une grosse poêlée de rosée des près. L’ensemble du groupe est rentré en se disant qu’il avait oublié à quel point cela permettait de s’aérer la tête de passer la journée au dessus de 2000. Et qu’il reviendront vite.

Dimanche 17 juin 2018 – Puy de Rent

Le Puy de Rent, c’est bien connu, est un lieu tout nimbé de mystère. On dit que les nuits de sabbat y sont plus fréquentes que les jours d’orage et les jours de grand vent additionnés auxquels on aura soustrait les jours où TF1 a dit qu’il allait faire mauvais alors qu’en vérité il aura fait très beau, ce qui n’est pas peu.

Tout nimbé de mystère, disais-je. Il n’est qu’à regarder les changeantes couleurs du ciel, les prairies parsemées de fleurs si étranges que le meilleur des accompagnateurs du monde n’est pas seulement fichu de se souvenir de leur nom et ces énigmatiques cailloux blancs disséminés en cercles dans l’herbe verte comme des pointillés inquiétants tracés sur le parchemin de la vie semblant présager d’un avenir funeste pour notre belle planète et nos non moins belles cacahuètes.

Mais quoi ? Aurions-nous eu la berlue ? De cailloux point. Il s’agissait de champignons… De jolis rosés des prés, ces cousins épris de liberté des champignons de Paris (parce que je ne veux pas dire mais Paris et la liberté ça fait deux)…

Pourquoi poussent-ils donc en rond ? Pour danser la Carmagnole, vive le son, vive le son, danser la Carmagnole vive le son du canon ? Eh ben non. Ces insolites formations circulaires ne sont rien de plus que la preuve incontestable du bénéfice tiré par les champignons subséquemment à l’atterrissage des soucoupes volantes. En effet, tous les ufologues vous le diront, il reste toujours, accroché aux flancs desdites soucoupes et qui est le résultat de voyages cosmiques réguliers et de moins en moins chers pour l’extraterrestre moyen, un peu de poussière d’étoile. Or, c’est bien connu, la poussière d’étoile est l’engrais naturel le plus efficace pour raconter n’importe quoi sur un blog suivi par la quasi totalité des habitants de la terre et par les adhérents d’un (formidable) club rando azuréen suffisamment crédules pour avaler n’importe quoi.

Notez qu’un petit rosé des prés avec une goutte d’huile d’olive et une petite tartine de tapenade, c’est tout sauf n’importe quoi…