Oppidum de la Malle – 25 mars 2018

Une journée exceptionnelle !

Malgré des prévisions météo loin d’être au top, il fallait y croire, pour pouvoir profiter d’une des rares journées sèches de week-end.

Plusieurs participants y ont cru ; après tout ce n’est pas les quelques gouttes annoncées qui représentaient un danger, ou même une gêne. Il est vrai qu’il fallait prévoir de quoi se couvrir le bout du nez, mais de toute façon, quel randonneur n’a pas un fond de sac lui permettant de tenir le coup lors d’un bivouac imprévu ?

Plusieurs participants y ont cru ; après tout, ces premiers reliefs, en venant du littoral, qui ne culminent qu’à 1200 mètres ne sont pas non plus ce qu’on appelle la Haute Montagne… On les voit d’en bas ces grosses collines, elles forment un terrain de jeu idéal pour ces jours de météo aléatoire, ou le prétendant montagnard, peut se risquer à quelques coups de poker.

Plusieurs participants y ont cru ; après tout, le programme était alléchant :

  • rando à la portée de tous,
  • heure (nouvelle !) de départ confortable,
  • un objectif alléchant,
  • une surprise d’itinéraire hors sentier,
  • et un guide-accompagnateur haut de gamme (quelques fleurs pour moi, qui annoncent le printemps).

Plusieurs participants ont eu raison d’y croire, car entre une météo plus que correcte, un itinéraire taillé (au sécateur) sur mesure, du patrimoine en veux-tu en voilà, quelques trouvailles intéressantes et le passage en formation serrée des vautours, c’était vraiment une JOURNEE EXCEPTIONNELLE !

Pour qui a décidé d’y croire, il est prévu assurément plein d’autres journées exceptionnelles !

Merci à vous et bientôt Jean.

Dim 18 mars : vers le col de crous en Tinee

La météo prévoyait que le temps tournerai à la pluie/neige en milieu d’après midi sur les hautes vallées de la Tinée.

Pluie dès le lever du soleil sur tout le littoral, arrivés au point de rendez vous de Castagniers, plus une goutte. Puis une route sèche qui n’a pas vu la pluie en Tinée proprement dite. Le départ se fera donc au sec, sous un ciel couvert mais assez clair. Suffisamment clair en tout cas pour nous faire croire à une retour possible du soleil, emportés par l’enthousiasme de l’accompagnateur à ce sujet (c’est vrai que j’y croyais).

Il s’est avéré que le temps s’est épaissit d’un brouillard dense de montage et la visibilité a diminué tout au long de cette journée. La neige a commencé à tomber vers 10h30 et le retour aux voitures 4 heures plus tard a du se faire sous une pluie dense de flocons.

Et puis il y a eu cette montée à flanc de colline, ni trop à gauche pour ne pas basculer dans le vallon ni trop à droite (trop de pente à la montée dans les bois). La neige, restée froide ces 10 derniers jours et recouverte de 20 cm de neige fraîche de 3 jours avant se laissait pénétrer en profondeur. Difficile pour le premier mais non moins difficile pour les quelques derniers de cordée à qui ne restait plus assez de neige pour ne pas glisser en arrière sur la couche du dessous. Fort heureusement, j’ai pu distraire les esprits les plus grincheux par l’observation de quelques traces d’animaux. En particulier ce cadavre de marmotte (vraisemblablement) dispersé (façon puzzle) par les mâchoires d’un canidés (renard, loup) et ces innombrables pattes de lapin (lièvre variable) qui ne passent pas inaperçues.

Tout le monde était passablement fatiguée suite à cette montée. En particulier 2 d’entre nous ne pouvaient plus fournir l’effort suffisant pour redescendre par le chemin d’été et ainsi opérer une boucle. Tant pis, on est finalement tous content de ne pas être restés cloués à la maison sur le littoral pluvieux. Malgré tout les petits désagréments de cette journée, la montagne n’était qu’à nous et ça c’est précieux.

Sentier littoral depuis l’Argentière en aller retour, ou quand la rando littoral cède la place à la rando aquatique !

Après une bonne route et malgré quelques erreurs de guidage, nous arrivons au départ de la randonnée du jour. Altitude 0m, mer en vue, pas de doute on va prendre une pleine dose d’iode aujourd’hui !

Sur la partie aller, le soleil voilé mais bien présent nous offre le spectacle des pointes et caps qui séparent les plages et criques toutes plus belles les unes que les autres. Le sentier n’est pas compliqué mais il faut quand même regarder un peu les pieds pour éviter les racines et les roches les plus glissantes.

Les plages sont encore recouvertes des posidonies arrachées par les coups de mer. De beaux pins maritimes au tronc couché dans le sable donne une sensation de caraïbes malgré la doudoune que nous ne quitterons pas.

La journée change à partir de midi avec une pluie soutenue et incessante. L’horizon se couvre alors mais la pluie nous laissera apercevoir quand même le fort de Brégançon !

Après un picnic à l’abri, nous repartons pour le sentier littoral. Durant l’heure du repas, le sentier simple et tranquille de l’aller s’est transformé en une épreuve de course à obstacle : rivière en crue, sentier avec de l’eau à la cheville. Mais le groupe du jour est prêt à tout ! Grâce à un petit détour improvisé à travers la propriété du Château Léoube, nous reprenons notre marche quasi aquatique pour revenir humides mais heureux de cette journée haute en sensation !

Encore bravo et merci aux participants à cette rando pour leur calme, leur gentillesse et leur entrain malgré les conditions ! Merci pour les photos que vous nous avait envoyé.

A bientôt Guillaume

Giagiabella le 10 février 2018

Le 10 février, superbe journée pour une sortie en raquettes, de la neige il y en a, et les vacanciers ne sont pas encore là. A partir d’une des plus importantes stations de sports d’hiver des Alpes-Maritimes, le programme du club nous envoie sur le mont Giagiabella.

Il faut pour cela d’abord affronter les crêtes de l’Authion. Aujourd’hui, que du bonheur, la neige, le soleil, le calme… Mais toutes ces casernes et ces fortifications nous rappellent les heures sombres de l’histoire. Il ne reste plu que des ruines et des monuments à la gloire des soldats qui se sont battus ici. Et la montagne aussi, d’où l’on domine le littoral, immense panorama.

On en parle de ce passé, faut pas l’oublier. Mais pas seulement, sur la montagne enneigée il y a aussi pas mal de chose à raconter, à observer. Les animaux ne courent pas les rues par ici, des empreintes on en voit à peine, en tout cas ni de loup, ni de belette. Mais si, en voilà donc de belles, si reconnaissables : c’est le lièvre. Belles mais compliquées à expliquer, alors Thomas au top de la forme/ation, nous propose une très belle démonstration du comment le lièvre croise ses pattes pour dessiner ses empreintes.

Et puis plus calmement, nous repartons un pas après l’autre, c’est le rythme, ça monte et ça redescend. Enfin nous arrivons à Giagiabella. Ce n’est même pas le point culminant, mais on peut y manger au soleil à l’abri du vent. Sans s’attarder tout de même, car le retour est conséquent.

Et c’est reparti, ça descend et ça remonte, avant de boucler la boucle, et de rejoindre la station. Au fait, station importante parce que c’est la plus proche du littoral et que c’est là que le ski a commencé dans les Alpes-Maritimes, au début du 20ème siècle, grâce aux chasseurs pas à lapins.

A bientôt Jean et Thomas