Dimanche 9 décembre 2018 – Circuit des Gorges du Loup

Cette sortie rando dans les Gorges du Loup s’annonçait forte en sensations et en découvertes. Et pour cause, pour faire une randonnée en boucle dans les gorges du Loup, sans marcher sur la route, il faut accepter de sortir des sentiers battus.

Une fois le groupe regroupé, les chaussures remplies et les bâtons échauffés nous sommes donc allés nous dégourdir les pattes dans l’ascension du plateau de Cavillore, et ensuite dans son exploration. Il y a plein de choses à voir là-haut, notamment la fameuse porte moyenâgeuse accrochée dans la paroi. C’est un poil vertigineux, mais ça vaut le coup d’œil.

La descente sur le village de Gourdon est splendide surtout avec la luminosité du jour. Et ça grâce au zef ; alors, vive le vent, vive le vent d’hier ! Tellement fort qu’il a fallu attendre d’être à l’abri sous le village pour trouver un coin de pique-nique, à la fois calme et ensoleillé.

Une fois la panse pleine et les dettes réglées, il fallait encore retourner aux voitures et pour cela une seule solution : le canal du Foulon. Alors de tunnel en passerelle, en évitant les flaques, les cailloux et les branches, nous avons quand même fini par revenir à notre point de départ.

Pour certains, c’était leur 1ère sortie avec Altiplus, pour d’autres c’était la surprise de cette porte d’un autre temps, pour d’autres encore, c’était la découverte de ce mythique canal… en tout cas pour moi, c’était une fois de plus l’occasion de me régaler en proposant une sortie décalée.

Bonnes fêtes à tous, et à bientôt. Jean.

Samedi 1er décembre 2018 – Le tour des Rocchaudes

Y’a pas que l’jaune dans la vie !

Il y a aussi le blanc qui s’épand mollement dans les fonds de vallée en grosses taches pataudes semblables à des ballots d’ouate effilochée qu’on aurait posés là, comme on aurait posé un couvercle sur la froidure matutinale des derniers jours d’automne…

Il y a aussi le vert qui se promène partout, depuis le cours de l’eau affalée dans son lit de calcaire usé par les caresses jusques aux voluptueuses pinées qui dissimulent les versants de nos montagnes assoupies sous leur feuillage persévérant en passant par les troncs moussus des vieux chênes hâbleurs que moquent les saisons…

Il y aussi le rouge qui embellit les lèvres généreuses des baies de cynorhodon et les fesses rebondies des petites pommes sauvages que la gravité universelle a convoquées à terre, au milieu des cailloux placides, des herbes insolentes et des feuilles caduques qui n’en finissent plus d’être belles malgré la sénescence…

Il y a encore le bleu saillant des immenses ciels d’automne et celui des prunelles pulpeuses lesquelles ne sont rien moins que les beaux fruits des yeux de notre mère à tous, généreuse et prodigue, qui nous comble encore et toujours de ses bienfaits consolateurs en dépit de tout le mal que nous lui faisons…

Il y a enfin toutes les teintes subtiles qui font de la nuance le plus précieux des trésors, le plus riche des patrimoine et la plus intarissable des ressources…

 

 

 

 

Samedi 24 Novembre 2018 – Circuit de Bonvillars

La cime de Bonvillars n’est pas très connue, et pour cause il n’y a pas de chemin officiel qui mène à son sommet. Il n’en fallait pas plus pour exciter notre curiosité de randonneur explorateur. Résultat des courses : un circuit aux ambiances variées et sauvages, avec du dénivelé, de la distance et des passages techniques.

Après les fortes précipitations nocturnes, le doute aurait pu l’emporter, mais les prévisions météo allant toutes dans le même sens, ça valait vraiment le coup de le tenter. La montée se fait bien jusqu’au col Saint Pierre, et lorsqu’on découvre ce petit coin de paradis, on reste coi. C’est propre, c’est tranquille, c’est accueillant, c’est retapé, c’est beau.

Ensuite, il faut poursuivre vers le sommet et ça se corse un peu. C’est vrai, qu’il est bon d’être en forme et de connaitre l’itinéraire pour en profiter pleinement. Et bin ce qui devait arriver arriva : tout le monde s’est retrouvé au sommet sans avoir l’impression de forcer. Presque à dire que c’était trop facile, et qu’on en voulait plus.

Mais en attendant, le moment est aux congratulations, admiration, photos, salades, discussions, sandwichs, plaisanteries, boissons, re-photos, chocolats, re-plaisanterie et puis… sieste… un bon moment …

Allons-y ! Car c’est pas le tout ! Maintenant faut traverser et puis redescendre. Et c’est là que l’entrainement paye et que les bâtons servent. Quand sur la digestion on se relâche un peu, puis que le soleil baisse, et que les genoux commencent à grincer, que les pas s’accumulent, que le soleil disparait, que le sac commence à peser, et que les poses ne servent plus à rien. Alors, il est temps d’arriver.

Finalement, tout le monde à son compte : c’est une vraie sportive et de qualité en plus. La prochaine fois, on cours à la descente pour profiter de la bière à l’arrivée.

A bientôt Jean

Dimanche 18 novembre – Paillon – Peillon et la Lourquière

Pour cette rando connue sous le nom de « circuit de Peille à Peillon », déjà pratiquée en mode sportif avec Altiplus (le 23/12/2017), j’ai modulé l’itinéraire pour rentrer dans les clous.

Finalement, bien qu’on atteigne le sommet au bout d’une heure, qu’on fasse toute la descente avant la pause pique-nique, et qu’on soit obligé de remonter en pleine digestion : nous nous sommes régalés.

Pour commencer, malgré une organisation de rendez-vous et de covoiturage pas simple à mettre en place, tout le monde s’est retrouvé. Et nous avons pu rejoindre le parking sans gêne et sans déboire.

Tout au long du chemin, nous avons discuté d’E.F.H, de Peille, des Ligures, du Mont Agel, de la chapelle St Martin, des vieux chemins, de Peillon, des oliviers, des ravins, des balais de sorcière, des restanques… Enfin nous ne nous sommes pas ennuyés au milieu de cet environnement à la fois sauvage et historique, baigné d’une lumière enivrante.

La pause médiane sur la place de la Gléia (en haut du village) est vraiment un must. Rien que pour ça, heureusement qu’on ne peut pas se garer au village.

Après cette période pluvieuse, ce jour c’était vraiment une piqure de ciel bleu, de sensations et de découvertes. Il fallait être là !

A bientôt, Jean